Le Bretagne reste au Michelin : Orillac la tête dans les étoiles

En reprenant l'hôtel-restaurant Le Bretagne, en août dernier, Alain Orillac savait qu'il allait devoir reconquérir l'étoile que l'établissement avait au guide Michelin. Une distinction décrochée par Georges Paineau, précédent propriétaire qui avait eu jusqu'à deux macarons brodés à la veste. Six mois après avoir repris la maison, la piste aux étoiles s'ouvre déjà pour Alain Orillac.

« Je n’ai pas encore vu le guide puisqu’il ne sort que le 28. Mais depuis ce matin, le téléphone n’arrête pas de sonner. Dès 9 h, Jean-Paul Abadie, de l’Amphitryon (Ndlr : restaurant lorientais deux étoiles), nous a appelés pour nous annoncer que l’on avait une étoile. Et dans la journée, nous avons reçu un télégramme de félicitations de Mme Bernard Loiseau », énumère Alain Orillac, comme autant de preuves l’assurant qu’une étoile brille bien au-dessus de sa tête.
Modestie et sincérité
À 50 ans, Alain Orillac, qui a passé huit ans avec Michel Suire aux commandes des Jardins du Lac, en Poitou-Charentes, d’où il est originaire, s’était fixé le challenge de reconquérir la distinction qui tomberait avec la reprise de l’établissement. Le choix de produits locaux de qualité, l’authenticité et la simplicité n’auront pas laissé le temps à l’étoile de s’éteindre. « Je mise sur la sincérité et je cherche à dénaturer le moins possible les produits », indique modestement Alain Orillac qui adapte sa carte à chaque saison. « Croquant de Saint-Jacques aux algues, noisettes et pistaches : déjà quelques saveurs printanières sur la carte annonçant les beaux jours », explique le chef qui a souhaité rendre la table du Bretagne plus accessible en proposant un déjeuner à 28 €. « Nous avons voulu que l’établissement soit plus accessible aux gens de la commune en cassant un peu l’image d’un restaurant inabordable », souligne le chef qui a repris l’hôtel-restaurant en famille.
Deux étoiles en 1976
Georges Paineau, le précédent propriétaire, également chef en cuisine, avait acheté Le Bretagne en 1965, transformant les lieux pour en faire une maison dont la renommée n’avait cessé de croître. Georges Paineau avait obtenu une première étoile en 1973, puis une seconde trois ans plus tard. L’artiste-peintre Limousin, qui entre-temps avait perdu un macaron, a finalement, l’année dernière, abandonné les fourneaux pour reprendre ses pinceaux. Au Bretagne, l’étoile n’aura pas eu le temps de s’éteindre et n’a sans doute pas fini de briller.

Alain Orillac, le nouveau chef du Bretagne, n’a pas laissé l’étoile attachée à l’établissement s’éteindre ; six mois après son arrivée, il obtient un macaron au guide Michelin.

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En ligne 445 visiteurs / 0 membre - Mis à jour le mardi 2 décembre 2008

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Photo (panoramique fond de page) : Christophe ALLAIN