Aidons les Saint-Bernard des mers...
Nous avons besoin d'eux. Ils ont besoin de nous. Les bénévoles de la Société nationale de sauvetage en mer prennent des risques. Chaque année, 10.000 personnes sont secourues, 3.000 bateaux assistés et 600 vies sauvées.
C’est la tempête. Des creux ! Incroyable ! Accrochez-vous ! Vous êtes à bord d’un canot tout temps de la SNSM... Ça bouge ! Le plus souvent, c’est dans la furie que les équipages montrent leur savoir-faire.
Bien sûr, de L’Aber-Wrac’h à Sète, ils vous diront tous que ce ne sont pas des héros... « On a décidé d’y aller, on y va. Ce n’est pas de l’héroïsme », dira l’un des sauveteurs. C’est, avoue-t-il, « un honneur, une fierté ». Pourquoi ces bénévoles risquent-ils ainsi leur vie ? Pour être sauveteur, il faut être disponible, il faut être marin... Ajoutez à cela une petite (voire grande) dose de courage. Tout de même !
Il faut être marin !
L’Etat assure la moitié du budget de la SNSM, qui fonctionne avec 12 millions d’euros par an. Le reste ? Il vient de la générosité du public. Il faut qu’il le soit pour renouveler une flotte qui se doit d’être performante. Les plaisanciers -les deux tiers des interventions-, qui font souvent appel à eux, oublient souvent aussi de cotiser... Manque de ressources, effectifs vieillissants : c’est l’avenir de la SNSM qui est en cause.
Que faire ? « La professionnalisation, ce n’est pas la solution », estime le patron de la SNSM, l’amiral Galliano. Il n’est pas inquiet sur l’avenir de sa maison : « Tant qu’il y aura des bénévoles, il y aura du sauvetage ».
Des secours très organisés !
Le professionnalisme, pourtant, on connaît à la SNSM. Depuis cette année, la SNSM-Bretagne teste le procédé Se@ren (*) pour être toujours plus rapide dans les interventions. Développé avec l'aide de France Télécom, des Affaires maritimes (Cross-Corsen) et de la Marine nationale, Se@ren est testé dans huit stations SNSM.
Trébeurden, Ploumanac’h, Loguivy-de-la-Mer (Ploubazlanec) et Saint-Quay-Portrieux, dans les Côtes-d’Armor; Ouessant, Argenton, L'Aber-Wrac’h et Portsall, dans le Finistère, jouent les cobayes.
« Les alertes ne sont jamais aisées à gérer, explique Jean-Pierre Moinard, président de la SNSM de Loguivy-de-la-Mer, premier site testé... Les équipements sont variables selon les stations et les équipiers. Nous réclamions un système commun fonctionnant en temps réel. »
Un exemple concret
Avant, à Loguivy, le processus était complexe. Sitôt l’alerte reçue, le Cross-Corsen prévenait le Codis de Saint-Brieuc qui actionnait les bipers des responsables de Loguivy. Ensuite, les Loguiviens rappelaient le Cross pour connaître le lieu et la nature de l’intervention avant d’en informer l’équipage.
Avec le système Se@ren, on grille les étapes.
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Un : il n’y a plus d’intermédiaires entre le Cross et les équipiers des vedettes SNSM concernées par l’intervention à venir.
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Deux : les sauveteurs d’astreinte sont directement prévenus par un message du Cross, qui précise le type d’intervention et le lieu.
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Trois : en cas de non-réponse, les rappels sont automatiques.
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Quatre : les terminaux utilisés par Se@ren sont simples : téléphones portables ou postes fixes.
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Cinq : le gain de temps est immédiat : les premiers équipiers arrivés à bord peuvent déjà préparer le matériel.
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Six : le suivi de la procédure d’alerte est constant.
Au Cross-Corsen, dans la Marine nationale et à France Télécom, on résume le système en trois mots : simplicité, fiabilité, efficacité. La SNSM veut rester très pragmatique : « Avec le système actuel, il nous faut, en théorie, vingt minutes pour appareiller. Avec Se@ren, nous allons gagner plusieurs minutes. Essentiel, lorsque l’eau est froide. »
* A prononcer « sirène » ...
Comment aider la SNSM
Vous pouvez aider la Société nationale de sauvetage en mer de plusieurs manières :
En faisant un don ou un legs,
En fournissant du matériel ou des services,
En devenant adhérent de l’association,
En commandant des articles promotionnels.
Pour cela, vous pouvez vous adresser à l’une des 41 stations permanentes de sauvetage de Bretagne ou
directement au siège : SNSM, 31, cité d’Antin, 75009 Paris, tél. 01.56.02.64.64; fax 01.56.02.65.51. Email :
rec@snsm.org
Pour plus de renseignements, consultez le site officiel :
http://www.snsm.org ou
http://www.snsm.net


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