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Quimper : Corentin, lougre de l'Odet

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Qui croirait, à y voir aujourd'hui les voitures régner sans partage, que les quais de Quimper étaient il n 'y a pas si longtemps le domaine réservé d'un actif petit monde de marins et de charretiers, de marchands et de débardeurs ? Pourtant, à Quimper, naviguaient autrefois "des trois-mâts bretons", à l'image du Corentin lougre de l'Odet.

Dans les années 30 encore, goélettes et dundees de charge perpétuaient la riche tradition du transport maritime, sans laquelle assurément le chef-Iieu du Finistère ne serait pas devenu la cité rayonnante que l'on connaît aujourd'hui.

Une tradition qui venait de loin, d'aussi loin que Quimper quand, cité romaine, on l'appelait Aquilonia.

Charbon, bois, vin...

Le trafic marchand a connu son apogée au siècle dernier. Un bateau est resté attaché à cette époque : le lougre de cabotage qui transportait dans ses cales le charbon, le bois, les barriques de vin et l'argile des poteries.

  • Aujourd'hui, le port de commerce a disparu, deux fois victime de la route : elle l'a lentement étouffé en développant le trafic terrestre au détriment du chemin fluvial de l'Odet; elle l'a achevé en enjambant à quatre-voies la rivière en aval de ses quais, de si bas qu'aucun mât ne peut passer sous le tablier de Poulguinan.

Les trois-mâts bretons

  • On les appelait les "trois-mâts bretons". Ils allaient vite, ils étaient manoeuvrants, et leurs équipages réduits savaient en tirer le meilleur. Armés guerre, à la contrebande ou au transport rapide, à une époque où la vitesse était un gage de sécurité et un atout de conquérant, les lougres du temps des rois suscitaient le respect, même chez les Anglais, dont ils taquinaient la puissance.

Avec le retour à une navigation moins belliqueuse, ces navires ont évolué. Leurs flancs se sont arrondis, leurs lignes d'eau se sont épaissies, leurs cales se sont agrandies, leurs quilles se sont raccourcies. Moins rapides, moins racés, moins agressifs, mais toujours marins et plus volumineux, ils demeuraient tout aussi performants dans cette exploitation désormais pacifique de petits caboteurs aussi à l'aise au large qu'au fond des estuaires. Ces héritiers des "trois-mâts fous", mâtinés de chasse-marée, ont fait de l'Odet l'une de leurs rivières d'habitude, à l'âge d'or du trafic marchand quimpérois.

En 1831 à Bayonne

  • L'un d'entre eux, construit en 1831 à Bayonne pour un armateur cornouaillais, a inspiré "Corentin", dont la construction a marqué la réconciliation de Quimper avec son histoire maritime. Une réconciliation hélas bien temporaire : au terme d'un chantier suivi de près par les Quimpérois et marqué par les grandioses fêtes populaires de la pose de la quille et du lancement, la coque noire a quitté en avril 1992 les quais de Locmaria pour n'y plus revenir.

Quel crève-coeur que ce pont de Poulguinan qui condamne le voilier à évoluer entre Bénodet et le Corniguel, sans pouvoir remonter jusqu'aux quais qui l'ont vu naître !

Vieux gréements

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Pratique

Caractéristiques du «Corentin»

  • Lougre de l'Odet, navire marchand du XIXe siècle, construit par le chantier naval de Saint Guénolé-Penmarch, Canévet-Hénaff-Quillivic.

Longueur hors-tout : 32 mètres; longueur de coque : 18 mètres; largeur : 5 mètres; tirant d'eau : 2,10 mètres; déplacement : 75 tonnes; surface de voilure : 250 m2.

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En ligne 467 visiteurs / 1 membre - Mis à jour le lundi 23 octobre 2017

Crédits : Réalisation Le Studio T sous eZ publish

Photo (panoramique fond de page) : Photographe Christophe ALLAIN