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De Santiago à Valparaiso

L'océan à l'ouest, la cordillère pour frontière avec l'Argentine et, au milieu, des champs, des vignobles... et des villes. La région centrale abrite la grande majorité de la population chilienne.

Chili : De Santiago à Valparaiso

Les lumières de la ville relaient le soleil qui se couche au lointain, sur le Pacifique. Le ciel orangé vire au mauve. Santiago déploie ses tentacules autour de la montagne San Cristobal (860 m), où veille une imposante vierge blanche. Un côté Rio si l'océan venait jusque-là. La récente mort de Pinochet nous a fait redécouvrir ces lieux (stade national, palais présidentiel de la Moneda) où la dictature a pris le pouvoir, le 11 septembre 1973, et où la répression a sévi. Aujourd'hui, Santiago est plutôt paisible, parfois troublée de convulsions sociales ou estudiantines. Quoi de plus naturel dans une région sismique ? C'est d'ailleurs à 700 kilomètres au sud, à Valdivia, qu'a eu lieu le tremblement de terre le plus violent jamais enregistré (9,5 sur l'échelle de Richter, en 1960).

Santiago d'hier et d'aujourd'hui

Dans la capitale, il n'y a guère que la place d'Armes qui vaille vraiment d'être visitée. A l'inverse de ses soeurs sud-américaines, elle n'est pas pavée mais recouverte de gazon, surplombé de palmiers importés de la côte. Son architecture est disparate : les administrations restent dans les bâtiments de pierre de type colonial, désormais côtoyés par les immeubles de verre du pouvoir économique. La place est constamment animée. On y joue aux échecs, on s'y fait cirer les pompes, des hommes-orchestres ou des fanfares se faufilent parmi les peintres façon Montmartre. Mais ce coeur historique reflète mal la réalité quotidienne des habitants. Beaucoup vivent chichement dans ce pays qui est toutefois le plus riche du continent : on n'est pas non plus dans les dangereuses favelas de Rio.

Mythique Valparaiso

Parlez de la côte aux habitants de Santiago et ils vous expédieraient direct à Viña del Mar, à 120 km à l'ouest. Leur Saint-Tropez, quelques degrés en moins, surtout dans l'eau ! Si l'on ne prise guère les immeubles plantés sur la plage, mieux vaut descendre de quelques kilomètres pour rejoindre Valparaiso. Mythique pour tous les marins du monde, c'est un port militaire et de commerce, à la recherche d'un second souffle depuis la construction du canal de Panama. Son accès, hélas, est fermé aujourd'hui à qui n'y travaille pas.

Hors du temps et colorée

C'est désormais le tourisme qui commence à percer en ville, à l'ombre cependant de sa voisine en vogue. Il faut dire qu'elle ne manque pas de cachet, cette cité de Valparaiso classée en 2003 au patrimoine mondial de l'humanité. Passé un mélange d'immeubles anciens et modernes, le regard se pose sur des maisons à un ou deux étages s'agglutinant sur 44 collines qui dressent un amphithéâtre naturel autour de la baie. Des logements colorés, souvent faits de tôle. Le linge s'y étend comme à Naples. Pour y accéder, à moins d'être résolument sportif et d'emprunter les escaliers, des funiculaires à prix modique (0,25 ?) mènent à chaque quartier. Chats et surtout chiens errent au milieu d'embryons de marchés. Les vendeurs de gaz signalent leur passage en faisant tinter un bout de bois sur les bouteilles. Surprenant : on s'attendrait plutôt à voir des laitiers.

Un côté rétro

Dans cette apparente anarchie de ruelles, quelques longues artères descendent droit des sommets vers le port et ses cargos... Des rabatteurs vous y accostent pour un tour de barque à moteur mais il est sans doute plus agréable d'aller flâner dans les rues principales. Leurs bâtiments austères tranchent avec leurs bus hors d'âge qui semblent cependant importer des collines les couleurs des quartiers populaires. Les cybercafés n'ont pas délogé les cireurs de chaussures, les petites épiceries et kiosques à journaux sur quatre roues postés aux coins des rues. Ce centre-ville respire les années 50. De là à se gominer les cheveux...

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Pratique

Présentation.

Le Chili est une bande de terre s'étalant entre le Pacifique et les Andes (180 km de large en moyenne) sur 4.300 km, du désert d'Atacama, le plus sec au monde, au nord, aux lacs et glaciers de la Patagonie et la Terre de Feu, au sud.

Population.

16 millions d'habitants. A Santiago, la capitale : 4,2 millions d'habitants (un quart de la population chilienne); à Valparaiso, deuxième ville et principal port du pays, à 120 km de la capitale : 880.000 habitants; à Viña del Mar : 300.000 habitants (beaucoup plus l'été).

Régime politique.

République. Retour à la démocratie en 1990.

Monnaie.

1 euro vaut 683 pesos chiliens.

Langue.

Espagnol.

Climat.

Très sec, assez chaud en journée et très frais la nuit à l'extrême nord (en altitude); frais et humide à l'extrême sud. L'influence océanique disparaît vite avec l'altitude (des sommets jusqu'à 6.900 m).

Saisons.

Elles sont inversées par rapport à l'hémisphère nord.

Décalage horaire.

Moins 5 h pendant l'été austral.

Ressources principales.

Cuivre, or, argent, fer, molybdène; pêche.

Iles.

L'île de Pâques (à 3.800 km du continent) et l'île Juan Fernandez (celle de Robinson Crusoë, à 600 km), sont chiliennes.

Y aller.

La compagnie brésilienne Tam est généralement la moins chère. De plus, elle fait régulièrement des promotions sur les vols Paris-Santiago via Sao Paulo (Brésil). Tél. 01.42.25.17.17. Email : coord.res.par@tam.com.br

Hébergement.

A Santiago et Valparaiso, on trouve tout type d'hébergement, de la chambre sans confort à l'hôtel d'un certain luxe en passant par les gîtes. Les tarifs sont moins élevés qu'en France et on peut se loger pour pas très cher.

Se renseigner.

Ambassade : 2, avenue de la Motte-Picquet, 75007 Paris. Tél. 01.44.18.59.60. Fax : 01.44.18.59.61.www.france.cl

Office de tourisme, au consulat du Chili : 64, boulevard de la Tour-Maubourg, 75007 Paris. Tél. 01.47.05.46.61. Fax : 01.45.51.16.27.

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En ligne 293 visiteurs / 0 membre - Mis à jour le lundi 8 septembre 2008

Crédits : Réalisation Le Studio T sous eZ publish
Photo (panoramique fond de page) : Christophe ALLAIN