Auguste Blanqui

Auguste Blanqui

Interné au Château du Taureau, en baie de Morlaix (29), le révolutionnaire.

Publié le 24/05/2018
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1871. Une prison au milieu de la mer, c'est la Bretagne d'Auguste Blanqui. Il l'approche une première fois en 1848 quand il est interné à Belle-Ile. L'étau se resserre vingt ans plus tard lorsque la lourde porte du Château du Taureau se referme sur lui. Sa cellule de quatorze mètres carrés donne sur une cour intérieure, où ses compagnons d'infortune se dégourdissent les jambes.

Une barrière liquide et de granit

La forteresse -transformée en prison d'Etat depuis 1721- annihile à coup sûr tout espoir d'évasion du prisonnier politique qui, dès lors, s'évade par les cieux. Inspiré par sa lucarne et le carré de ciel étoilé qui s'y accroche, le théoricien socialiste y rédige « L'éternité par les astres », un essai sur l'univers et la condition humaine.

L'homme reste en effet au coeur de l'oeuvre de Blanqui. C'est pour lui que sa plume gratte le papier alors que la guerre franco-prussienne tonne au loin et que Paris s'enflamme. Mélancolie, La Commune (18 mars-27 mai) fait rage : 40 à 50.000 communards y trouvent la mort.

La Bretagne n'est pas épargnée : de très nombreux Bretons mobilisés perdent la vie au camp de Conlie, près du Mans. Contexte carcéral oblige, « L'Eternité par les astres » est frappé de mélancolie... Curieusement, l'insurgé qui fut tant de fois interné mais qui n'avait rien d'un médecin, a laissé son nom à une clinique morbihannaise, aujourd'hui rattachée au centre hospitalier Charcot, spécialisé en santé mentale.

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