Guillaume Apollinaire

Guillaume Apollinaire

Apollinaire vit son dernier été à Damgan avant de rentrer mourir à Paris.

Publié le 24/05/2018
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1918. L'Europe agonise dans les tranchées de l'Est. Apollinaire, blessé par un éclat d'obus en 1916, a retrouvé le chemin du Bateau Lavoir et des rédactions. Paris-Midi, l'Information, Excelsior, l'Europe Nouvelle, la Baïonnette : il multiplie les collaborations pour subvenir aux besoins de sa jeune épouse, une jolie rousse.

Avec Jacqueline...

Ni Marie, ni Lou, à qui il écrit d'admirables poèmes, ni Madeleine : c'est Jacqueline qui l'accompagne en août 1918 à Damgan se remettre d'une congestion pulmonaire. Là, chez la veuve Robert, il goûte aux plaisirs de l'océan, bercé par les pins maritimes de Kervoyal. Homme libre, Apollinaire chérit la mer. Il noue son premier contact avec l'Atlantique du côté de La Baule en 1913. Il y noie sa rupture avec son premier grand amour. On le croisera plus tard à Bénodet.

L'océan l'inspire. Mais, en cet été 1918, son inspiration vagabonde d'un livret d'opéra qui lui va bien (Casanova) à un drame en vers (Couleur du temps), un recueil de poèmes (Le marchand d'oiseaux) et un roman (Les Clowns d'Elvire ou les Caprices de Bellone). Le repos du guerrier Apollinaire fait vite, le temps lui est compté.

Epuisé, il rentre à Paris. C'est là que son histoire personnelle rejoint la «grande» : le 9 novembre, alors que Guillaume II se résout à abdiquer, Apollinaire s'éteint, vaincu par la grippe espagnole.

 Le 11, l'armistice est signé à Rethondes.

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