Gustave Flaubert

Gustave Flaubert

Flaubert découvre la campagne bretonne en 1847. Scène de vie à Plouharnel (56).

1847. Flaubert et son ami Du Camp traversent d'Anjou en Bretagne une campagne française où gronde déjà la Révolution de février 1848. Les récoltes sont mauvaises, les paysans en colère. L'année est à la révolte : Marx, réfugié à Londres, apporte les dernières corrections à son Manifeste, Emily Brontë signe Les Hauts du Hurlevent.

La Bretagne, pourtant, s'achemine sans le savoir vers une forme de renaissance.

Démographique d'abord : après une hémorragie considérable entre 1770 et 1789 (-100.000 habitants), la Bretagne est un pays en voie de repeuplement. Revers de la médaille : la misère s'y aggrave, poussant les Bretons toujours plus loin vers l'Est.

Renaissance culturelle ensuite : en 1839, la publication du « Barzaz-Breiz » par Hersart de la Villemarqué inaugure une décennie marquée par de nombreuses créations. Recueils de chants, poésies et danses, contes du breton par La Villemarqué, Luzel, Lédan, Penguern.

En 1847, l'édition du dictionnaire français-breton de Le Gonidec entraîne une longue série de travaux philologiques et lexico-graphiques pour faire de la langue bretonne une langue écrite, adaptée au monde moderne et urbain. Le gallo connaît lui aussi une forme de renouveau.

C'est dans ce contexte que le regard de Flaubert, en route pour Plouharnel, s'arrête sur un paysan breton surmonté d'un large couvre-chef.

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