Jean Richepin

Jean Richepin

Richepin passait ses vacances à Pléneuf-Val-André.

Publié le 24/05/2018
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1926. Jean est porté en terre à Pléneuf-Val-André. Raoul, son vieux compagnon, l'y rejoindra bientôt. Les vacances bretonnes, qu'ils partagent depuis plusieurs étés, auront alors un goût d'éternité. Rien ne trouble aujourd'hui leur quiétude : Jean et son copain ont sombré dans l'oubli.

Richepin, petit-fils de paysan, entré à l'Ecole Normale Supérieure en 1868, n'a pourtant pas la discrétion pour vocation.

Nous sommes en 1870, le voilà franc-tireur. La paix revenue, on le retrouve sur la route, matelot, portefaix, prof ou journaliste. Il se lie avec Jules Vallès -son maître à penser- et Pétrus Borel. Paris, du Quartier Latin à Montmartre, abrite sa bohème; cette vie marginale lui inspire une de ses premières oeuvres, 'La Chanson des gueux'.

Le texte lui vaut un mois de prison, 500 francs d'amende et une réputation de Villon des temps modernes. Contesté mais enfin connu, le poète et romancier poursuit son travail d'écrivain. L'oeuvre est prolifique ! 1877, « Caresses » exalte la sensualité, 1884, « Les Blasphèmes » s'attaquent à l'ordre bourgeois et chrétien. 1886, « La mer » apporte un peu de sérénité à cet océan nihiliste : il y retrace son expérience de matelot. Entre deux voyages, il se lie d'amitié avec Sarah Bernhardt qui, elle, fréquente Belle-Ile-en-Mer.

Le poète est également auteur dramatique à ses heures. Longtemps, longtemps après... Que reste-t-il aujourd'hui de Jean Richepin ? Ses contes fantastiques (« Le coin des fous », 1921; « Cauchemars », 1892) ont encore leurs lecteurs. Ceux-là même qui apprécient les Histoires extraordinaires d'Edgar Poe. Et puis, portées par Brassens et quelques autres -« Philistins épiciers, tandis que vous caressiez vos femmes... »- restent ses chansons.

'Longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu, leurs chansons courent encore dans les rues...'

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