Stendhal

Stendhal

Le consul Henri Beyle, dit Stendhal, préfète l'Italie à la France mais voyage pourtant dans l'Ouest. Notamment à Nantes.

Publié le 08/10/2020
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1837. Le consul Henri Beyle, dit Stendhal, fait des infidélités à l'Italie, sa seconde patrie. Il flâne en France, et ses pas nonchalants le mènent jusqu'à Nantes. La ville du XIXe siècle traverse une période prospère : elle s'ouvre sur le port, sur le large, sur l'ailleurs et ses murs accueillent des imaginaires bouillonnants. Jules Verne y vit de grandes heures maritimes. Plus tard, Flaubert, André Breton et Julien Gracq y trouveront l'inspiration.

Nantes plaît bien à Stendhal : 'Je suis logé dans un hôtel magnifique et j'ai une belle chambre qui donne sur la place Graslin, où se trouve aussi la salle de spectacle. Cinq ou six rues arrivent à cette jolie petite place qui serait remarquable même à Paris'.

Romantique et Consul

Les paysages ligériens l'enchantent un peu moins. C'est que la concurrence avec l'Italie -patrie des arts et des jolies femmes- est rude, en effet. Son parcours nantais fournit pourtant de belles pages à son « Voyage en Bretagne ». Fils de bourgeois grenoblois, Henry Beyle a géographiquement et historiquement un pied dans la péninsule italienne. Sa ville natale est à deux pas de la frontière, et la Campagne d'Italie (1800) le cueille tout jeune homme.

Stendhal n'a que 17 ans mais la mort de sa mère (1790) et la Révolution française de 1789 l'ont déjà beaucoup mûri. Il saute le pas et s'engage. C'est le début d'une longue histoire d'amour avec l'Italie, à laquelle il consacre de très nombreux ouvrages. Tout intéresse l'infatigable romantique : les opéras de Rossini, la peinture, l'histoire et le patrimoine ('Promenade dans Rome', 1829). Et surtout les belles Italiennes qu'il couchera dans son lit et sur le papier : 'La Chartreuse de Parme ' et 'Le Rouge et le Noir' taillent de beaux costumes féminins qui relèvent en partie de l'autobiographie. « Je mets un billet à la loterie dont le gros lot se réduit à ceci : être lu en 1935 », se plaisait-il à répéter.

Pari gagné.

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