Cinéma : Marie Hélia passe au long-métrage

Cinéma : Marie Hélia passe au long-métrage

Le 21 mars 2007, est sortie sur les écrans bretons le premier long-métrage de fiction de Marie Hélia, « Microclimat ». Une comédie bretonne au scénario universel : à Douarnenez, la famille Lucas fête les vingt ans de la petite dernière, Juliette. Une fête d'anniversaire pleine de tendresse, mais également propice aux coups de gueule.

Vous êtes une spécialiste du court-métrage. Qu'est-ce qui vous a donné envie de changer de format ?

En réalité, c'est l'histoire qui a imposé le format. Au départ, je pensais faire un moyen-métrage d'environ cinquante minutes, mais avec une dizaine de personnages, ce n'était pas possible.

Quelles ont été les différences avec le tournage d'un court-métrage ?

Cela n'a pas changé grand-chose. Le film a été tourné en seize jours. Nous avions des conditions de tournage assez légères et une petite équipe. Beaucoup des personnes présentes au générique ne sont pas acteurs.

Comment le tournage s'est-il déroulé ?

Je leur ai donné comme consigne de ne jamais regarder la caméra, d'agir comme si elle n'était pas là. Du coup, il y a eu environ 20 % d'improvisation.

Comment décririez-vous ce film ?

C'est une sorte de « Festen » (film de Thomas Viterberg) à la française. Mais je ne voulais pas faire dans le pathos. J'avais vraiment envie de garder le ton de la comédie.

Le titre de départ était « Avoir 20 ans ». Pourquoi l'avoir changé ?

Juliette n'est pas le seul personnage principal de cette histoire. C'est véritablement un film choral et je voulais que le titre reflète cela.

Comment « Microclimat » a-t-il été choisi ?

Nous avons été victime des fréquents changements climatiques durant le tournage, qui ont bousculé l'unité de temps de l'action, censée se dérouler sur une seule journée. Malgré tout, nous ne pouvions pas nous permettre de remettre le tournage à plus tard. Finalement ce n'était pas si gênant car il existe véritablement un climat particulier dans la région qui fait qu'il fait beau plusieurs fois par jour... Le terme « microclimat » traduit aussi le fait que les personnages changent d'état d'âme sans justification.

L'action du film se situe à Douarnenez. S'agit-il d'une volonté identitaire de votre part ?

Il n'y a aucun ancrage identitaire. Je tourne là où je vis, tout simplement. Le sujet du film, les histoires de famille, est universel, mais je trouvais intéressant de le développer dans ce coin-là. D'ailleurs, c'est plus une culture maritime que bretonne qui y est prégnante. Le film est sorti le 21 mars en Bretagne.

Pourquoi avoir fait ce choix de calendrier ?

Si le film ne marche pas à Paris, généralement les exploitants en province n'en veulent pas. Nous avons donc décidé d'adopter la méthode inverse. La démarche est d'ailleurs jugée intéressante par le Centre national de la cinématographie. Nous servons de laboratoire...

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