Jeux bretons : chiffres et vue d'ensemble

Jeux bretons : chiffres et vue d'ensemble

Le jeu le plus connu fait appel à la force et tient du jeu de combat. C'est le gouren ou lutte bretonne. Chaque année ses pratiquants s'affrontent plus nombreux. On l'enseigne même dans l'école de la République, gage de sa popularité.

Le gouren ne doit pas éclipser d'autres jeux comme les quilles, les boules ou les palets qui font plus appel à l'adresse qu'aux muscles. On les voit réapparaitre les jours de fête de village, sur la grande place. Les enfants s'y mettent, timidement. Les femmes aussi.

Les jeux traditionnels bretons peuvent être classés en quatre catégories :

  • Les jeux d'adresse : lancer de palets, quilles, boules...
  • Les jeux de force : tire à la corde, barzh yod...

  • Les jeux d'opposition : gouren/lutte bretonne

  • Les jeux collectifs : soule, bazhig kamm (hockey breton).

Prise de conscience

S'il fallait ne retenir que les chiffres pour souligner l'importance du phénomène, la progression du nombre de licenciés de la Falsab et de joueurs réguliers serait suffisamment éloquente : 15.500 et 35.000 en 2004 contre 9.500 et 25. 000 en 2003.Cela n'indique pas forcément une progression des effectifs actifs. Plutôt une prise de conscience, par les pratiquants, de la nécessité d'en passer par un organisme structuré pour assurer la survie et la promotion de leur passe-temps favori. Deux adhérents ont ainsi rejoint en 2004 les dix déjà confédérés : le comité des Quilles de l'Aulne et le Comité départemental de la Boule bretonne des Côtes-d'Armor.

D'où aussi les nécessaires actions de promotion auprès de la jeunesse : formation des enseignants, prêts de jeux aux écoles et à travers les comités locaux : création de championnats et de coupes 'jeunes', création d'écoles, comme celle du palet sur route à Noyal-Pontivy (56). Résultat : une augmentation notable du nombre de jeunes licenciés, notamment dans les trois comités désormais agréés Jeunesse et Sports : le palet morbihannais, la boule bretonne du Morbihan et les galocheurs bigoudens. Les effectifs féminins s'accroissent également.