Borgeaud, l'atypique

Borgeaud, l'atypique

Le Suisse Marius Borgeaud est un peintre des intérieurs mais aussi un peintre intérieur. Cinq sites bretons sont concernés par son oeuvre : Pont-Aven, Locquirec, Rochefort-en-Terre, Le Faouët et Audierne.

Publié le 24/05/2018
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Borgeaud est un peintre atypique. Tandis que des colonies d'artistes débarquent en Bretagne pour peindre ses paysages, ses traditions et son folklore, lui, le Suisse, n'y prête aucune attention.

La Bretagne de Borgeaud est ailleurs. Il s'impose en chroniqueur de la vie quotidienne des bourgades où il séjourne.

Peintre du détail et des ambiances

Sa Bretagne, c'est celle du détail et des ambiances. Dans un troquet, dans une pharmacie, dans la vue de sa chambre d'hôtel, dans une mairie. Mais aussi dans les visages des petites gens. Rochefort-en-Terre (22) sera son premier point de chute. Il y travaillera dix années durant, entre 1909 et 1919.

Installé à l'hôtel Lecadre, il guette de sa fenêtre la vie du bourg et n'ira jamais au-delà de la mairie. Le Suisse se délecte au café du Champ de Foire, où il croquera près d'une quarantaine de toiles.

Des figures locales

Au Faouët (56), le peintre s'installera à l'Hôtel de la Croix d'Or, haut-lieu de villégiature des artistes de passage. Là, plus que jamais, Borgeaud posera ses chevalets chez l'habitant. Entre 1920 et 1922, cette période est de loin pour lui la plus féconde, avec près de 70 toiles dénombrées à ce jour.

Des figures locales apparaissent régulièrement sur ses oeuvres : Pauline, la légendaire patronne du Café de la Gare, mais aussi Rose et Cornic, fidèles parmi les fidèles... Audierne (29) sera son ultime étape.

Entre 1923 et 1924, il fera deux séjours chez Suzanne Chalm, dont le dernier sera abrégé pour cause de maladie, avec un retour précipité sur Paris en mai 1924. Il y décédera le 16 juillet, à 63 ans.

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