De Haan, élève de Gauguin

De Haan, élève de Gauguin

Jacob Meyer de Haan, né en Hollande en 1852, a d'abord séjourné à Pont-Aven, à la pension Gloanec. Mais c'est au Pouldu, dans la fameuse auberge de Marie Henry, que sa complicité avec Paul Gauguin va prendre des formes très diverses.

D'abord, le peintre hollandais fut l'élève de celui qu'il considérait comme un maître (tout le monde, à l'époque, n'en pensait pas autant). En échange de ses leçons de peinture, c'est Jacob Meyer de Haan qui payait la pension de Gauguin...

Véritable complicité avec Gauguin

Complices encore, ils le furent quand ils décidèrent, avec l'accord de Marie Henry, de décorer les murs de la salle de l'auberge. En revanche, leurs relations avec la bonne hôtesse ne furent pas tout à fait du même registre : Jacob Meyer de Haan eut une fille avec Marie Henry, alors que Gauguin se heurta à un refus catégorique quand, quelques années plus tard, il voulut récupérer des tableaux qu'il avait laissés là, en dépôt.

En novembre 1889, Gauguin écrit, dans une lettre à Emile Bernard : « De Haan marche merveilleusement bien ici ». Et Van Gogh écrit de son côté : « Les dessins de de Haan sont très beaux, je les aime beaucoup, je suis très désireux de le connaître un jour ».

Une touche personnelle

Les oeuvres de l'artiste hollandais, mort prématurément en 1895, à l'âge de 43 ans, sont inférieures à cinquante, et la plupart proviennent de la collection de Marie Henry, dispersée en 1959. Dans ce tableau, « Paysage à l'arbre bleu », qui représente un verger à flanc de coteau, le dessin a été tracé au pinceau bleu et il cerne le motif simplifié à l'extrême. Les couleurs sont posées en aplat, sans perspective.

L'image produite montre que Meyer de Haan a parfaitement assimilé les conceptions esthétiques de Gauguin, tout en y ajoutant sa touche personnelle.

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