Le sens des couleurs de Piriou

Le sens des couleurs de Piriou

Les femmes peintres étaient rares au début du XIXe siècle et Mary Piriou se heurta à la misogynie de l'époque. Malgré tout, elle réussit le pari de vivre de sa passion artistique en toute indépendance.

Publié le 24/05/2018
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Née à Morlaix le 16 octobre 1881, Mary Piriou a eu pour maître à Brest Charles Raub, Prix de Rome de peinture, puis elle s'inscrit, en 1902, à l'Académie Julian de Paris, où elle a pour maître Lucien Simon.

Dès 1904, elle suit les cours des galeries de l'Ecole des Beaux-Arts, mais elle n'est pas reçue en mars 1906 à l'issue du concours, malgré des notes supérieures à celles de ses collègues masculins !

Impressionnisme et synthétisme

En 1909, elle s'installe à Pont-Aven et ses toiles à la veine impressionniste et synthétiste sont exposées dans les galeries bretonnes et dans les salons annuels de la capitale.

Le poète Saint-Pol Roux soutient son travail marqué par son sens de la couleur. En 1925, elle réalise le portrait du poète perdu dans ses pensées, entouré d'animaux symboliques : paon, coq, corbeau qui évoquent son oeuvre et notamment : « Les reposoirs de la procession ».

En 1928, la gérante de l'hôtel Ar Vro, à Saint-Cast, dans les Côtes-d'Armor, lui confie la décoration de la salle à manger de l'hôtel. Elle y achève, en 1929, son grand tableau mural : « Le pardon de Plougastel », qu'elle considérera comme son oeuvre majeure.

Ses plus belles oeuvres en fumée

Sa vie est ponctuée de drames : successions de décès, vente de la propriété familiale. Elle se marie à 52 ans à un vieil ami, Henry Bazin, peintre à ses heures. Nouvelle épreuve en octobre 1943, lorsque leur atelier de Dinan est la proie des flammes, emportant nombre de ses plus belles ?uvres.

De retour à Pont-Aven, c'est finalement à Paris qu'elle mourra, le 28 décembre 1956, après une ultime exposition à la Maison de Bretagne, à Paris.

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