Paul Sérusier, la Bretagne pour patrie

Paul Sérusier, la Bretagne pour patrie

Paul Sérusier pose son sac à Pont-Aven en 1888. Par l'intermédiaire d'Emile Bernard, le jeune parisien est présenté à Paul Gauguin. L'artiste phare de Pont-Aven le convie le lendemain au Bois d'Amour pour une leçon de peinture. Près de la rivière, Gauguin donne sa leçon et Sérusier est subjugué.

Publié le 24/05/2018
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De retour à Paris, Sérusier communique son enthousiasme à ses amis qui ne sont autres que Maurice Denis, Pierre Bonnard, Paul Ranson, Henri-Gabriel, Ibels, Edouard Vuillard. Les jeunes artistes décident de créer le groupe des Nabis qui doit transmettre les nouvelles théories artistiques basées, comme le raconte Maurice Denis, sur 'le concept fertile de la surface plane, recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées'.

Le 2 octobre 1889, Sérusier s'installe avec Gauguin au Pouldu et travaille avec lui. Ils se sont installés, avec Filiger et Meyer de Haan, chez Marie Henry, surnommée 'Marie Poupée', qui tient un petit café près de la place, avec quelques chambres à l'étage.

Découverte du Huelgoat

Au début de l'été 1891, Sérusier abandonne Le Pouldu pour Huelgoat. Il est séduit par la beauté de la forêt et par le sentiment profond de mystère et de légende qu'il trouve à Huelgoat. L'artiste s'installe ensuite à Châteauneuf-du-Faou. Au sein d' 'un peuple sauvage', il y peindra ses plus belles toiles.

Après avoir considéré la péninsule armoricaine comme une région exotique, le Parisien Sérusier confie au peintre Verkade : '... La Bretagne [est ] ma vraie patrie puisque j'y suis né de l'Esprit'.

Il meurt à Morlaix le 6 octobre 1927, face à une Bretagne et à des Bretons indifférents.

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