Faune et flore, le melting-pot

Faune et flore, le melting-pot

La végétation dépend du sol et du climat. A l'ouest et sous influence atlantique, la flore et les communautés végétales sont très hygrophiles. A l'est, on recense une flore atlantique moins marquée et plus banale. Pour les animaux, on assiste plutôt à un mariage réussi entre le nord et le sud.

Publié le 24/05/2018
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La grande diversité des milieux en Bretagne donne à la région une extraordinaire richesse floristique. Chaque milieu naturel abrite une flore caractéristique. Les zones humides, les milieux littoraux et les formations herbeuses sont les plus riches en espèces végétales. Avec 12 % seulement du territoire régional, la forêt reste une source de biodiversité végétale non négligeable. 20 % de la flore régionale y trouvent refuge. En revanche, dans les landes non littorales, la diversité des espèces est faible. Cependant, ces milieux naturels rares sont très intéressants au plan du patrimoine naturel et paysager car ils accueillent des espèces très peu communes comme une famille de fougères rares (hyménophylles).

Parmi les 1.664 plantes 'supérieures' bretonnes recensées en 1996, 334 (20 %) sont considérées en voie de disparition dans leurs localités. Dans ces dernières, 37 plantes à fleurs et fougères sont jugées prioritaires en Bretagne.

Et les petites bêtes...

La région témoigne d'une rencontre nord-sud réussie.

Les espèces méridionales sont bien représentées, la plupart arrêtant leur limite septentrionale aux frontières de notre région. Exemple, le pouce-pied (Pollicipes Cornucaopiae), ce crustacé fixé aux roches les plus violemment battues par l'océan, trouve sa limite nord absolue aux alentours de l'île d'Ouessant.

L'élément atlantique si présent dans la végétation est nettement moins sensible dans la faune. Exemple : les mollusques terrestres (testacelles, limaces carnivores, limaces et plusieurs escargots). On peut aussi citer l'escargot velu, exclusivité régionale. Autre exemple : la zonite des bois (zonitoides excavatus), escargot récemment trouvé dans le Finistère, les Côtes-d'Armor et le Morbihan.

Venus du Nord

Mais ce sont surtout les animaux 'nordiques' qui apportent à la Bretagne son plus fort contingent d'espèces à fort intérêt patrimonial. On peut les ranger en deux grandes catégories : l'une plutôt continentale et montagnarde, l'autre liée à la mer et à la côte.Les espèces montagnardes habitent les landes et les tourbières de l'intérieur (exemple : l'azuré des mouillères et le lézard vivipare) et les pelouses littorales.

Les animaux liés à la mer et ses rivages contribuent sans doute le plus à l'originalité faunistique de la Bretagne au plan national. Outre les animaux marins, souvent mal recensés, l'essentiel de cet ensemble est constitué par des oiseaux (canards, limicoles, oiseaux de haute mer, etc.) et par les mammifères marins.

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