Le Dourduff-en-Mer, à Plouezoc'h

Le Dourduff-en-Mer, à Plouezoc'h

C'est la mer qui a décidé d'un port au Dourduff en créant un bassin naturel protégé d'un sillon de galets.

Ici, ni cale, ni digue, ni contrefort rocheux, juste une côte bien faite semée de maisons blanches tournées vers le soleil de l'Ouest. Un cadre riant, où s'ancrent des bateaux de plaisance et quelques barques de pêche.

Jusque dans les années 50, l'ostréiculture y vit des heures épanouies. On trouve encore, au bout du sillon, un pâle reflet de cette activité décimée par la maladie de l'huître plate. Ancien centre de pêche côtière, Le Dourduff a également longtemps dû sa renommée à l'excellence des toiles tissées qu'il exportait.

D'adroits charpentiers...

Plus loin encore, en remontant le temps, c'est ici, au Dourduff, que d'adroits charpentiers de marine construisent, vers 1496, la caraque Maréchale. Baptisé ensuite Cordelière, ce fier bateau de 700 tonneaux brava les Anglais sous Saint-Mathieu. Mal lui en prit. Hervé de Porsmoguer, son vaillant capitaine, et le reste de l' équipage coulèrent corps et biens le 12 août 1512.

Le Dourduff n'en avait pour autant pas fini avec son destin militaire. Plus de deux siècles plus tard, vers 1772, l'ingénieur de La Force propose d'y aménager un bassin à flots. Le pouvoir royal traîne des pieds tant et tant que le corsaire Cornic-Duchêne relance l'idée auprès de Napoléon. Avec le succès qu'on imagine puisque le bassin à flot se trouve aujourd'hui à Morlaix.

Le petit port du Dourduff vit désormais des heures paisibles entre forêt et mer, entre vasière et rivière, ancré à jamais au fond de la rade.

Du sentier qui longe les grèves vers le château de Trodibon, on a un joli coup d'oeil sur le gros bourg de Locquénolé et le Château du Taureau.

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