Maison-Blanche. Une ambiance de village

Maison-Blanche. Une ambiance de village

Le petit port de Maison-Blanche est un lieu atypique. Ses cabanes multicolores donnent un air de petit village méditerranéen à ce site insolite. Ici, tout le monde cohabite dans une ambiance détendue.

Le nom de «Maison-Blanche» peut, aujourd'hui, étonner les visiteurs tant les couleurs sont abondantes dans la crique du même nom. Il proviendrait du milieu du XIXe siècle, où un cabaret y était érigé et dont les murs étaient blanchis à la chaux. Facilement identifiable, il servait ainsi d'amer aux bateaux.

Avant la Seconde Guerre mondiale, le site était prisé comme lieu de promenade et de baignade, notamment par les habitants du quartier de Saint-Pierre qui venaient y passer le dimanche en famille. Le petit village sera détruit, en juin 1940, par l'incendie de cuves de mazout à proximité. Les 14 maisons incendiées ne seront jamais reconstruites.

Des cabanes multicolores

C'est tout de suite après guerre que de toutes petites cabanes de pêcheurs seront construites sur la grève. Aujourd'hui, ces cabanes sont peintes de couleurs vives et donnent au site son identité. Les heureux propriétaires de ces cabanes s'en servent pour ranger leur matériel de pêche, leurs outils ou pour se changer après une sortie en mer.

Une particularité des 70 baraques de Maison-Blanche : elles ne se vendent pas, elles se transmettent. Ainsi, lorsqu'un propriétaire le souhaite, c'est lui qui choisit son successeur. Cette pratique participe à maintenir une ambiance de petit village, où tout le monde se connaît et s'entraide. Ici, on n'hésite pas à passer, même pour cinq minutes, le temps d'échanger quelques nouvelles.

Une plaisance populaire

En 1980, à l'initiative de Robert Gourmelon, l'association des plaisanciers de Maison-Blanche voit le jour. En bonne entente avec la mairie, elle réalisera l'implantation de 131 mouillages repartis sur 78.000m². Elle veille, également, à la préservation de l'environnement et du site. Le choix a été fait de ne pas accueillir de bateaux d'une taille supérieure à 6,5 mètres, afin de conserver l'aspect populaire de la pratique.

Au port de Maison-Blanche, tous les milieux sociaux se côtoient, du chef d'entreprise au demandeur d'emploi. «Il y a vraiment un état d'esprit particulier à Maison-Blanche. Un esprit de partage, d'entraide. On cherche vraiment à préserver cette ambiance», déclare Thierry Moreau, président de l'association des plaisanciers depuis six ans.

La mise à l'eau des bateaux a lieu d'avril à octobre et l'association propose, notamment, sur cette période, deux journées de pêche, avec pique-nique sur la pointe des Espagnols. Il s'agit de journées de détente, sans volonté de compétition.

Si l'entretien des cabanes est assuré par leurs propriétaires, l'association programme, chaque année, une journée consacrée à l'environnement. L'occasion pour les membres de participer tous ensemble, dans la bonne humeur, au nettoyage du site.