Mazou, à Porspoder

Mazou, à Porspoder

Entre Manche et Atlantique -dont elle marque le partage des eaux- la commune de Porspoder accueille une curiosité maritime : le port du Mazou.

© LE MEN Nicolas

C'est sans doute, avec le port de Gwin-Zegal à Plouha (22), le dernier représentant en France d'un mode de mouillage très particulier dont l'histoire remonte au Moyen-Age. Un simple mouillage sur pieux de bois.

Une petite trentaine de troncs d'arbres de 8 à 10 mètres de hauteur sont plantés dans le sable marin, avec leurs racines, au creux d'une petite anse refermée par des pointes rocheuses. Des pierres consolident la base de chaque arbre et l'ensemble constitue une petit forêt de mâts qui traverse les siècles. C'est là que s'amarrent les embarcations.

Le charme absolu

La crique, bordée de maisons de pierre aux volets bleus, s'ancre dans une côte déchiquetée, dont l'île de Melon n'est que le prolongement maritime. Dunes et landes rases accueillent promeneurs du GR 34 et chevaux bretons. Sous le regard de quelques phares dressés au milieu des flots. De tous temps, Porspoder a vécu de la mer, de commerce et de pêche. D'abord de morue jusqu'à son exil vers les mers du nord, puis de sardines, maquereaux, raies et crustacés. Une activité qui connut un réel déclin à l'apparition du chalutage et de la pêche industrielle. La découverte des vertus thérapeutiques de l'iode tomba à pic, au début du XIXe siècle, assurant la prospérité d'une profession nouvelle, mi-marin, mi paysan : celle de goémonier.

Aujourd'hui, n'en déplaisent aux jolies barques de Mazou, Porspoder est plus rurale que maritime. Arpenter ses parcelles 'ses « communs »- permet de découvrir un patrimoine mégalithique exceptionnel.

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