Le Fret, en Crozon

Le Fret, en Crozon

Le Fret est le plus modeste des ports de la presqu'île. C'est pourtant de là que partent les vedettes vers Brest.

Camaret et Morgat lui font de l'ombre, le premier par sa réputation de grande pêche et ses rêves de langoustes, le second par le nombre de ses mouillages qui ont, au fil de l'eau, remplacé les sardiniers et des thoniers.

Ses petites cales qui datent de 1844 et 1862, tournées plein Sud s'arpentent pourtant avec plaisir : on peut y croiser de vieux gréements, des bateaux de pêche, des barques et quelques pêche-promenades. 70 corps-morts sont réservés à l'année. On peut pousser jusqu'à l'étang, géré par le Conservatoire du Littoral, où s'ébattent en saison oiseaux de mer et oiseaux de terre : judelles, hérons, grèbes, aigrettes ?

Et surtout on peut embarquer...

Ceux qui gardent décidément le pied terrien, en ce pays de Ménez-Hom Atlantique, peuvent pratiquer la pêche à pied, suivie -i besoin-, d'une halte-restauration à la crêperie, à l'Hôtellerie. Au Fret, on peut manger, boire et dormir sur ses deux oreilles, protégé que l'on est par la toute proche île Longue. La petite tour crénelée, symbole d'une défense d'un autre temps, renforce ce sentiment de légitime abandon.

Et surtout on peut embarquer. C'est là tout le charme du petit port traditionnel tourné dès le début du XVIIIe siècle vers la sardine et le dragage d'huîtres. Aujourd'hui, deux compagnies se partagent le marché des passagers. En deux temps trois mouvements -plus vite qu'à l'époque des bateaux à vapeur-, les deux compagnies qui ont pignon sur quai vous transportent à Brest, Sein ou Ouessant. Il est même possible d'y acheter  son ticket pour Océanopolis, d'embarquer, le tour est joué. Le port vit aujourd'hui de ces liaisons transrade.

 La rade, c'est au départ du Fret un vaste plan d'eau de 150 km² ?

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