Pors-Poulhan, à Plouhinec

Pors-Poulhan, à Plouhinec

Petite crique devenue port il y a 100 ans, Pors-Poulhan marque le partage des eaux entre Cap Sizun et Pays bigouden.

© Yannick LE GAL

Nul ne peut l'ignorer. Sur la rive sud de Pors-Poulhan, la statue de la Bigoudène de René Quillivic scrute la mer. Le sculpteur est enfant du pays. Sur la rive nord, un amer blanc et rouge marque l'entrée du port, resserré par un goulet de roches prolongées de deux digues. C'est à l'abri de ces deux contreforts que se réfugie une flottille composée de barques, penn-sardin et jabadaos. Une flotte bigarrée qui repose sur un lit d'algues par marée basse.

Situé à quatre kilomètres du bourg de Plouhinec -commune la plus peuplée du Cap-Sizun-, Pors-Poulhan est un port de campagne. On peut s'y rendre à pied par le sentier qui longe la côte. Il débouche vers les anciens viviers. De là, on découvre l'anse et ses dépendances, l'abri pour le canot qui servit en son temps d'école.

L'embouchure du Goyen

Pors-Poulhan n'est pas le port principal de Plouhinec. C'est dans l'embouchure du Goyen que s'ancre Poulgoazec, port d'attache de plus de 300 unités, fileyeurs, palangriers et ligneurs. C'est là que bat le coeur économique de la commune. Dès le XIVe siècle, pêcheries et sécheries s'y installent mais l'insécurité du mouillage profite à Audierne, avec qui on communique grâce à un bateau à rames. Les transports les plus volumineux remontent jusqu'à Pont-Croix pour éviter les périls d'une mer agitée. En 1725, le bac coula quand même par une nuit agitée, avec 52 personnes à bord.

Nul tourment de ce genre à Pors-Poulhan. Ici règne une quiétude de bon aloi que vient juste chahuter la fête en l'honneur de Saint-They. Elle aura lieu cette année le 10 juillet.

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