Camaret-sur-Mer

Camaret-sur-Mer

Au soleil couchant, sur la flèche rocheuse du Sillon qui protège le port de Camaret des assauts du large, la Tour Vauban semble incendiée. Dans le flamboiement du soir, l’imposante construction polygonale fait chanter son crépi rouge et joue les vedettes en compagnie de la charmante chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, construite en belles pierres jaunes de Logonna.  

Ces deux constructions racontent à elles seules toute l’histoire de Camaret-sur-Mer. Installé dans une anse protégée de la presqu’île de Crozon, le port fut une escale appréciée des navires marchands et suscita une importante activité halieutique. Les marins au commerce, les sardiniers et plus tard les langoustiers n’ont jamais manqué de se placer sous la protection de la Vierge qu’ils priaient dans la chapelle avant leurs campagnes de pêche.

Mais face à l’entrée du port militaire de Brest, de l’autre côté de la rade, l’histoire prend un tour nouveau au XVIIe siècle lorsque Vauban se lance dans l’édification de sa fameuse “ceinture de fer”. Pour protéger le royaume de Louis XIV, le maréchal de France truffe les côtes françaises d’ouvrages défensifs et hérisse le littoral de la mer d’Iroise de batteries, forts et autres tours.

À peine achevée, la Tour de Camaret (dix-huit mètres de haut sur trois étages) subit, en 1694, la rude offensive d’une expédition anglo-hollandaise bien décidée à envahir la Bretagne. Avec ses seuls neuf canons, elle repousse l’ennemi et gagne le titre de « gardienne du littoral de l’Armorique ». Trois siècles plus tard, en 2008, la tour est classée au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des sites Vauban.   

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