Parc de Branféré. « L'arche de Noé »

Parc de Branféré. « L'arche de Noé »

C'est un peu comme si les eaux, en se retirant, avaient abandonné l'arche de Noé sur un îlot boisé. Niché entre Vannes et Redon, le parc de Branféré appartient au règne animal. Le visiteur, qui y croise des espèces de tous les continents, est son invité.

Le sentier flirte avec un cours d'eau au babil cristallin. Abrité sous la majesté d'un séquoïa toujours vert, un mara (orte de gros rongeur) parle du pays -l'Amérique du Sud- avec un tapir qui consent, du bout de son énorme lèvre, à lui donner la réplique.

Sautillant par là, un wallaby d'Australie, qui, lui, ne prête l'oreille qu'à la langue de Shakespeare, les ignore royalement et file -fiston dans la poche- vers un groupe de chiens de prairie d'Amérique du Nord.

Une ombre se déplace sur votre droite. C'est une grue à cou blanc qui vous dépasse à grands pas. Elle s'arrête, jette un coup d'oeil hautain dans votre direction puis décide de vous semer définitivement compagnie pour chercher la fraîcheur ombragée d'un cyprès chauve.

Dans le parc de Branféré, le visiteur évolue parmi les animaux qui vaquent, pour leur part, à leurs occupations, sans s'émouvoir le moins du monde de la présence de ces intrus à deux pattes. Le domaine est un éden au cœur de la Bretagne. Il célèbre, cette année, le quarantième anniversaire de son ouverture au public.

La présence d'animaux exotiques, à un jet de pierre du clocher du Guerno, s'y explique par la rencontre, lors d'un voyage en Inde, de Paul et Hélène Jourde avec le Maharadjah de Kutch. Le domaine du riche Indien, dans lequel vivaient en liberté de nombreuses espèces animales, servira de modèle à ce qui allait devenir le parc animalier et botanique de Branféré.

[En 2004], l'école Nicolas-Hulot, site d'éveil à l'environnement, a ouvert ses portes dans le parc, une nouvelle activité qui conforte la vocation de l'endroit à être un petit coin de paradis terrestre en Bretagne.

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