Randonnée île de Bréhat

Randonnée île de Bréhat

Paimpol, pointe de l'Arcouest, embarcadère, bateau.... arriverons nous ? Bréhat est au bout... Avec un peu de chance, si la marée est clémente, le débarcadère à lieu près de Port Clos, sinon il faut encore patienter et marcher sur la jetée interminable... Mais déjà « l'Ile » nous porte.

Port Clos.... le début de l'aventure.

Enclavé, abrité, animé, seul lien avec le continent, avec le monde... S'enfoncer dans l'île, c'est comme partir à la découverte d'une forêt inconnue, luxuriante, exotique. Ici, le minéral et le végétal rivalisent. Les marins, capitaines, aventuriers des mers, qui y ont vécu, ont ramené des plantes ou arbustes qui profitent sans vergogne du micro climat de l'ile. Bruyères, agapantes, eucalyptus, géraniums, mimosa, echium, hortensias...

Car Bréhat fut habitée dès le néolithique, à une époque où cette terre n'était encore qu'une presqu'île... Par la suite, des grands saints bretons y sont passés, des anglais au moyen age, des marins, des corsaires. Puis plus récemment, des artistes (peintres ou écrivains). L'île fut occupée pendant la seconde guerre mondiale, obligeant à la reconstruction des 2 principaux phares : monuments incontournables de l'île, les phares du Paon et du Rosédo.

Le patrimoine original ravit les photographes : le bourg et son église, la citadelle devenue verrerie d'art, le moulin à marée du Birlot, monument historique en état de marche, la chapelle St Michel, point haut de l'île, la chaussée Vauban, la «chaise» d'Ernest Renan, et le phare du Paon (improprement transformé du Breton «Penn»). 3,5 km plus loin, seulement, mais l'impression d'être devenu explorateur d'un jour... ici est la fin de la terre : les jeunes filles s'essaieront, en jetant un galet, à compter le nombre d'années qui les séparent du mariage... fin de l'aventure, retour au port, une journée à Bréhat...