Une journée à Landerneau

Une journée à Landerneau

Depuis quelque temps, souffle un vent artistique sur Landerneau. La création du Fhel avec ses expositions sur des artistes majeurs des 20 et 21e siècles, est complétée par l’ouverture dans le quartier St thomas de la galerie de Rohan, un espace d’expositions qui a pour objectif la découverte d’artistes contemporains. Les rues de la ville se prêtent aussi à cette déambulation artistique à travers des expositions photographiques.

Publié le 26/08/2020
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Pont de Rohan à Landerneau © Ghouston, wikipédia
  • Le BD s’expose

Désormais considérée comme un langage artistique à part entière, la bande dessinée influence d’autres arts tels que le cinéma, la littérature, les arts plastiques, le cinéma d’animation, les jeux vidéo. C’est de cet essor dont l’exposition de la Galerie de Rohan veut rendre compte, par la mise en avant de figures d’auteurs emblématiques et de leurs œuvres : une cinquantaine de planches originales de 25 auteurs reconnus. T. 02 56 31 28 15 – 02 98 20 29 10 - www.galeriederohan.landerneau.bzh

Exposition exceptionnelle aussi au FHEL où la BD est à l’honneur avec une magnifique exposition consacrée à l’univers d’Enki Bilal, à la croisée des arts, des cultures, des temps et des mondes réels ou fictionnés. T.02 29 62 47 78 - www.fonds-culturel-leclerc.fr/

  • Musique, passion bretonne

Chaque année, une exposition de photographies en plein air sert de prétexte à une déambulation artistique dans la ville. L’édition 2020, pour accompagner le Bagad Bro-Landerne dans la commémoration de ses 30 ans, nous amène à la découverte de la musique bretonne dans toute sa diversité. Mais pas d’exposition sur la musique sans musique ! Sur de nombreux panneaux des QR codes permettent de découvrir la musique bretonne. À voir Place de l’Hôtel de Ville jusqu’au 1er novembre.

  • Le patrimoine landernéen

Favorisée par la topographie de l'Élorn qui permet à la marée de baigner ses quais, Landerneau, lieu de passage entre Léon et Cornouaille, vécut et prospéra du commerce. Symbole de ce passé maritime et commercial, le magnifique pont de Rohan, édifié en 1510 par Jehan II Vicomte de Rohan. Cette prospérité va jouer un rôle majeur dans l'habitat et le dessin général de la ville. On retrouve l'héritage médiéval dans les maisons à pans de bois recouvertes d'ardoises. Et entre 1660 et 1720, se construit la majorité des belles maisons, dont les façades ouvragées mêlent schiste et granite de Kersanton à la pierre ocre dorée de Logonna. D’ailleurs, un petit détour par l’ossuaire Saint-Cadou, nous éclaire, sur l’histoire de ce petit édifice et sur celle des pierres de Kersanton et de Logonna, caractéristiques du territoire.

  • La Grande Briqueterie

À la sortie de la ville, dans le quartier de Traon Elorn se dresse un rare témoin du passé industriel landernéen. Un lieu de mémoire où se mêlent les vestiges d’une épopée industrielle démarrée en 1845 avec la création de la Société Linière du Finistère et poursuivie en 1896 par l’installation de la Grande Briqueterie. Un parcours d’interprétation donne aux visiteurs les clés de compréhension de cette double histoire industrielle.

  • Suivez la ligne !

Pour déambuler dans la Ville deux lignes au sol guident le visiteur. La première, verte, relie le Fonds Hélène & Edouard Leclerc à la galerie de Rohan. La seconde, orange, invite à flâner dans les ruelles chargées d’histoire. Et aussi à ne pas manquer les visites guidées et visites flash du pont de Rohan
Réservation T. 02.98.85.13.09 - www.tourisme-landerneau-daoulas.fr

  • L’abbaye de Daoulas

Multiplie les centres d’intérêts

Cet été, au gré d’une balade au grand air, le site de l’Abbaye de Daoulas dévoile son histoire, son exposition photographique, et surtout ses plantes ! Venues des cinq continents, elles ont toutes comme point commun de soigner…  Un voyage des sens et de l’esprit, et une découverte de la richesse de la diversité culturelle.

Un jardin remarquable aux mille vertus

Il faut laisser libre cours à son imagination dans les vestiges de l'abbaye, et se laisser surprendre par les extraordinaires pouvoirs médicinaux des plantes. Le jardin des simples, créé dans les années 1990 et labellisé « jardin remarquable » en 2012, est à lui seul un motif de visite. Organisé sur deux terrasses, il regroupe sur un premier niveau les plantes des pharmacopées d’Europe occidentale et sur une partie supérieure les espèces les plus rustiques des pharmacopées traditionnelles d’Océanie, d’Afrique, d’Amérique et d’Asie. Surplombant l’abbatiale et le cloître, ce jardin est un magnifique promontoire permettant de découvrir l’ensemble du domaine et la nature environnante. En 2016, un jardin des arbres médicinaux est venu compléter ce tableau. Il accueille au sein d’un parcours paysager une sélection d’arbres et d’arbustes médicinaux dont la diversité des espèces illustre celle des pharmacopées constituées par les sociétés humaines. 

Déambulation photographique

Les jardins, et le bourg de Daoulas sont aussi le cadre de l’exposition des photographies de Babak Kazemi qui revisite la légende, tragique et romantique, d’un triangle amoureux : « La fuite de Shirin et Farhad ». Ses photographie sont la réécriture moderne de l’un des plus grands textes classiques de la culture persane, « Shirin et Farhad » du poète Nezami Ganjavi (1175). Revisiter cette histoire d’amour par la photographie est un moyen pour l’artiste d’évoquer les luttes actuelles de ceux qui doivent s’exiler pour retrouver l’amour et la liberté.

Animations

En lien avec les jardins, une visite atelier est proposée autour des « Tisanes Buissonnières ». Et pour faire écho à l’exposition photographique, « Portraits de lumière » initie toute la famille à l’impression solaire, un procédé mêlant lumière, eau et créativité. Une expérience originale dans laquelle adultes et enfants expriment leurs talents artistiques !
Sur réservations – dates et horaires sur www.cdp29.fr

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