L'écomusée industriel des forges d'Inzinzac-Lochrist

L'écomusée industriel des forges d'Inzinzac-Lochrist

L'écomusée industriel des forges d'Inzinzac-Lochrist partage ses activités, lieux d'exposition et de visite, entre deux antennes muséographiques : le Musée des Métallurgistes des forges d'Hennebont et la Maison de l'Eau et de l'Hydraulique.

Publié le 01/06/2018
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Le Musée des Métallurgistes des forges d'Hennebont est installé dans l'ancien laboratoire des 'Essais physiques et chimiques sur métal' -18 salles sur trois niveaux- : histoire, technologie du métal, ethnologie, animation audiovisuelle.

La Maison de l'Eau et de l'Hydraulique, 300 mètres en aval, maison de garde des Usines Kerglaw de la Fondation, est aujourd'hui consacrée à la mémoire du Blavet, cordon ombilical des forges d'Hennebont -sept salles-.

Histoire des Forges (1860-1966)

En 1860, à l'époque de la révolution industrielle, du Traité de libre échange avec l'Angleterre, de l'essor de la conserverie sur le littoral breton, Emile et Henri Trottier, ingénieurs des Arts et Métiers d'Angers, fondent l'« Usine à fer » de leur «Propriété Kerglaw», en la commune de Lochrist-lnzinzac, rive droite du canal du Blavet. A quatre kilomètres, le port fluvial d'Hennebont (chef-Iieu de canton) relie leur flotte au port maritime de Lorient pour les trafics bois-houille avec l'Angleterre.

Les campagnes du Morbihan fournissent la main d'oeuvre. Accroissement rapide de la production de tôle, fer blanc, fer noir, fonte et tuyaux en bois de coaltar...En 1880, les Trottier entrent dans le giron de la puissante Compagnie des Cirages Français, aux activités industrielles et commerciales multiples entre Europe et Russie. Désormais les « Forges d'Hennebont » se voient dotées de Fours Martin pour la production d'acier, accélérant leurs taux de production, de main d'oeuvre, de constructions d'ateliers entre la zone des barrages de Kerglaw-La Montagne et celle du Bief de Lochrist.

Des années difficiles

Après les années sociales difficiles des directions Egré-Giband (grèves insurrectionnelles de 1903-1906), il reviendra à l'ingénieur des Mines Camille-Horace Herwegh, dans le contexte favorable à l'industrie d'armement de la guerre 1914-18, de parachever les structures architecturales et sociales du Centre sidérurgique de la Bretagne, ce jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

En 1938, la main d'oeuvre atteint le chiffre de 3.000, et Mr. C.H. Herwegh, comme ses prédécesseurs de la direction des Forges, siège comme maire à l'hôtel de ville d'Hennebont. Malgré la poussée ouvrière de 1946, la menace de fermeture pèse sur cette « unité régionale » dès le plan Monet, la nouvelle distribution des concentrations sidérurgiques entre Nord et Est, les nouvelles techniques de laminage, des Usinor et Sollac.

Le plan de modernisation des Forges, mené de 1950 à 1958 par la direction Pairault-Gane, ne suffit pas à redresser des chiffres de production et d'affaire dont le déclin s'accentue.

En dépit du moratoire accordé, des luttes de la population locale et des organismes de défense, le gouvernement décide de la fermeture des « forges d'Hennebont » par décret ministériel du 18 mai 1966.

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