Le menhir de Kerloas et ses légendes

Le menhir de Kerloas et ses légendes

Il est certainement l’un des monuments les plus visités du pays d’Iroise. «Le Bossu» ou «An Tort», c’est ainsi qu’on le surnommait jadis à cause de ses deux bosses.

Les deux saillies en forme de bosse du menhir de Kerloas, d'une trentaine de centimètres, étaient jadis l'objet d'un rite de fécondité. Les nouveaux mariés venaient nus se frotter le ventre contre les bosses du menhir, la femme d'un côté, le mari de l'autre.

L'homme était certain d'avoir une descendance mâle, la femme de gouverner son époux à sa guise.

En 1911, Guénin rapporte également que le mégalithe était réputé avoir un pouvoir de guérison et que des malades venaient secrètement se frotter aux bosses du menhir dans l'espoir d'être guéris. Ce même auteur nous apprend aussi que c'est une « bonne femme » qui l'apporta dans son tablier... D'autres personnes l'attribuent à Gargantua qui le mit en place ainsi que tous les blocs de granit qui parsèment les champs de Plouarzel, pour se venger des habitants de la paroisse car ils ne lui avaient donné à manger que de la bouillie.

Un trésor

La légende dit aussi qu'un trésor serait caché, visible uniquement pendant la nuit de Noël. Cette légende dit qu'au premier coup de minuit les menhirs couraient s'abreuver à l'océan. Mais, lorsque sonnait le douzième coup, ils avaient déjà repris leur place, stoïques, immobiles, insensibles aux attaques du temps. Et malheur aux imprudents qui, éblouis par les richesses dévoilées, avaient oublié l'heure; ils étaient écrasés...

Le menhir de Kerloas fut classé monument historique le 25 septembre 1883. Il est censé être le plus haut menhir de France (et du monde)... Mais debout. Actuellement, il se dresse à près de 10 mètres du sol (12 mètres avant que la foudre ne tronque la partie sommitale).

Et les principaux morceaux qui gisaient à son pied furent utilisés, l'un pour fabriquer une auge, l'autre comme pierre d'entrée de champ.

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