Le Grand-Jardin

Le Grand-Jardin

De tout temps, le Service maritime puis les Phares et Balises ont tenté de réduire des coûts d'infrastructure.

Ainsi, lors de la construction du phare en mer du Grand-Jardin, dans l'alignement des phares des Bas-Sablons et de la Balue, dans l'axe du chenal de la  'Petite Porte' menant à Saint-Malo, l'ancienne tourelle qui tenait lieu jusque-là de phare jusqu'ici fut transportée pierre par pierre durant deux ans pour prendre place en baie de Saint-Malo, sur le plateau de Rochefort.

Deux éclats rouges

Peine perdue : affaiblie par le transport, cette dernière fut emportée par la mer le 9 mars 1869. Pendant ce transfert, la construction du Grand-Jardin se poursuit selon les plans de l'ingénieur Chauvau. De son pied évasé, prévu pour réfléchir les vagues, s'élève une tour de 26,30 mètres terminée le 15 avril 1868 et signalant sa présence d'un feu fixe blanc varié d'éclats rouges et verts toutes les 20 secondes.

En 1926, le feu passe à deux éclats rouges toutes les dix secondes jusqu'à sa destruction en 1944.

Il faudra attendre 1949 pour voir réapparaître ce rythme. Entre temps, une simple colonne de béton provisoire tenait un feu blanc fixe depuis 1947. Après l'électrification par un système éolien en 1978, les gardiens restèrent encore un an en poste. Des gardiens appelés au fil des années à être particulièrement vigilants.

L'ingénieur Marcel Tanguy, après avoir constaté une défaillance, envoya un courrier admonestant un gardien-chef du phare en ces termes : 'Votre place n'est pas ailleurs que dans la lanterne et je vous prie d'y rester et d'y rester éveillé, vigilant et attentif pendant tout votre quart '.

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