Le phare d'Ar-Men

Le phare d'Ar-Men

Trente-quatre années ont été nécessaires à l'édification définitive des 37 mètres du phare le plus connu de France.

© JOB Nicolas

En 1860, personne n'imaginait possible la construction d'une telle tour, la plus éloignée des côtes françaises. Le projet est d'ailleurs abandonné après une enquête administrative.

Le courage des Sénans

Il faudra attendre l'accostage de l'ingénieur Joly, en 1866, et le premier pas sur Ar-Men pour commencer à investir l'île de 105 mètres carrés. De 1867 à 1881, maçons et pêcheurs chèrement recrutés sur Sein vont se succéder sur le bout de rocher frappé par les vagues, les lames meurtrières et les rafales de vent.

Accostage impossible

Chaque année, l'océan tourmenté ne permet qu'une moyenne de vingt accostages, avec un minima de six accostages en 1873. A force de ténacité, la roche finit par être percée et des barres de fer scellées permettant ainsi l'implantation des fondations. La tour est érigée.

En 1881, à minuit, la Chaussée de Sein est enfin éclairée. Mais ces quatorze années ne sont qu'une première étape. La base de 7,20 mètres de diamètre ne suffit pas à soutenir un tel édifice. Les travaux de renforcement de la base prendront vingt années supplémentaires. Malgré les risques, aucun décès n'est à déplorer.

L'aventure d'Ar-Men ne fait que commencer, les gardiens vont se succéder jusqu'à son automatisation en 1990.

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