Le phare de Kermorvan

Le phare de Kermorvan

Le phare de Kermorvan est le phare à terre le plus occidental de France.

© Nicolas LE MEN

Aligné sur les phares de Lochrist, Trézien et Saint-Mathieu, il indique les chenaux de la Helle et du Four. Sa construction et son allumage sont supervisés en 1849 par Louis Plantier, ingénieur en chef talentueux des Phares et Balises du Finistère.

Une vingtaine d'années plus tard, la nécessité par temps de brume de rendre 'visible' l'extrémité sud-ouest de la presqu'île de Kermorvan s'impose.

Cloche à vague recyclée

Les marins du Conquet font pression auprès de l'administration et obtiennent gain de cause. Une cloche à vague est installée en 1874. Recyclée et peu coûteuse puisqu'elle officiait jusque-là sur la jetée sud du port de commerce de Brest, la cloche actionnée par le mouvement des vagues n'en reste pas moins d'une grande utilité. Néanmoins, avec le temps, ce système sonore montre ses limites. Dans certaines conditions climatiques, son tintement se révèle parfois inaudible et, lorsque le son se fait entendre, il reste très difficile à localiser.

Sauvé d'une destruction certaine

Aujourd'hui, Kermorvan est télécontrôlé depuis Brest et ne se visite pas, mais c'est à un Allemand que l'on doit de pouvoir contempler cette tour carrée, encore constituée de ses pierres d'origine, posée seule au bout du monde. Alors que l'occupant allemand détruit les éclairages des côtes françaises pour empêcher toute approche alliée, l'ingénieur Wiedermann préconise au contraire de démonter les systèmes d'éclairage et de les conserver précieusement.

 Kermorvan fait partie de ces quelques phares épargnés en 1944.

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