Le phare de La Balue

Le phare de La Balue

Si à vue d'œil il semble difficile de distinguer un phare d'un feu, d'un point de vue administratif, les choses sont claires.

Publié le 25/06/2018
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Le phare est un bâtiment présentant au moins deux des caractéristiques parmi les quatre suivantes : l'établissement culmine à plus de vingt mètres au-dessus du sol; il sert de balise pour l'atterrissage et le jalonnement; l'intensité du feu est supérieure à 100.000 candelas; l'établissement accueille des habitations ou des bureaux des Phares et Balises.

Partant de ce principe, la Balue, bien que situé sur les terres et doté d'un feu fixe, est bel et bien un phare. Cette localisation lui vaudra d'être électrifié relativement tôt, en 1926. Une électrification coûteuse dans un premier temps mais bien plus économique que l'appareil à incandescence par le pétrole installé en 1907.

C'est en sortant de la Rance, sur l'alignement du Grand-Jardin et des Bas-Sablons, que le phare de la Balue projette son éclat vert depuis le 15 avril 1868.

Par la Petite Porte

En arrivant du large, cette suite de phares trace la voie permettant d'entrer à Saint-Malo par le chenal intérieur de la Petite Porte. Un accès que l'occupant allemand ne souhaita pas faciliter aux troupes alliées qui pourraient arriver des côtes britanniques.

Au cours de l'été 1944, la tour carrée originelle de 31,50 mètres est donc détruite, au même titre que 170 autres phares des côtes françaises.

En 1948, dans l'urgence de la reconstruction, il sera décidé de réutiliser les plans d'origine, permettant de conserver son architecture en pierre de taille à fort bossage.

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