Le phare de la Teignouse

Le phare de la Teignouse

C'est le côté fonctionnel qui prévaut pour le phare de la Teignouse, érigé sur un îlot rocheux en baie de Quiberon.

Flanqué d'un petit bâtiment de service, il se dresse au-dessus d'une robuste construction circulaire destinée au logement des gardiens. Allumé en janvier 1845, le phare montre des signes de faiblesse, la machinerie ayant du mal à supporter l'accélération des optiques souhaitée par les navigateurs.

Les pannes qui en résultent modifient pour des durées aléatoires le caractère des feux. La première optique à flotter sur du mercure y est installée. En 1886, le directeur des Phares, Fenoux, demande à ce que des solutions soient trouvées « pour éviter d'exposer les navigateurs à de dangereuses méprises ».

Phare pilote

Très vite, l'idée de doter l'appareil rotatif de roulements à galets coniques, pour limiter les frottements, est abandonnée au profit de l'idée suggérée en 1825 par le génial Fresnel : ' Faire flotter les appareils à feu tournant dans un bain de mercure, au lieu de les faire rouler sur des galets' .

Ce principe est utilisé lors de la construction de l'Observatoire astronomique de Nice, en 1884, où la coupole hémisphérique de 95 tonnes flotte sur un coussin d'eau mélangée à du chlorure de magnésium, afin d'éviter le gel.

Arthur Meurs, conducteur au Service des Phares, découvre ce procédé inédit à l'Exposition Universelle de 1889. Encouragé par sa hiérarchie à poursuivre cette piste novatrice, il reprend finalement l'idée de Fresnel et propose de faire évoluer l'optique sur du mercure, le plus dense des liquides.

La Teignouse sert de phare pilote.

Première mondiale, son nouveau feu à deux lentilles reposant sur une cuve de mercure est allumé le 1er mai 1892.

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