Le phare de l'île Tristan

Le phare de l'île Tristan

A quelques brasses entre Tréboul et Douarnenez, avec possibilité de s'y rendre à marée basse : le phare de l'île Tristan. En raison de la présence d'eau douce depuis des millénaires, ce bout de terre a toujours connu une présence humaine.

Tour à tour prieuré, repaire en 1595 du célèbre ligueur Guy Eder de la Fontenelle, fortin avancé sous Napoléon III, l'île devient au milieu du XIXe siècle propriété du conserveur de sardines et maire de Douarnenez, Gustave de Pennaros.

Une opposition farouche

Jaloux de ses prérogatives, ce dernier ne voit pas d'un bon œil le projet de construction d'un phare sur ses terres, décidé par le Service des Phares, en 1854, et s'y oppose avec fermeté. Dans le même temps, l'ingénieur à qui incombe ce chantier connaît une situation identique à Concarneau avec la propriété du site de Lanriec, où un feu doit être érigé. Si le décret d'expulsion, signé le 19 avril 1856, est pris à la lettre par la Concarnoise, le Douarneniste fait de la résistance et interdit l'accostage des gabares chargées de pierres destinées à la construction du phare.

Qu'à cela ne tienne...

L'entrepreneur ouvre une carrière sur l'île, aiguisant plus encore la colère de Monsieur de Pennaros. Finalement, en dépit des caprices du seigneur de l'île, le phare sera inauguré trois années plus tard, en 1857.

Lors de la dernière guerre, le phare de l'île Tristan, à l'instar, hélas, de beaucoup d'autres, n'échappera pas à l'irresponsabilité de certains marins de la Kriegsmarine, supposés surveiller les gardiens français. Faire tourner l'optique à des vitesses inusitées était pratique courante, tout comme faire sécher le linge dans la lanterne ou uriner dans les escaliers.

Au cours d'une soirée bien arrosée, célébrant un événement d'importance, l'optique du phare va exploser sous les rafales d'une mitraillette.

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