Le phare de Nividic

Le phare de Nividic

« Un record du monde du génie français » : c'est en ces termes que fut accueilli, par la presse, le phare de Nividic, en 1936.

Publié le 05/08/2005
Modifié le 04/06/2018
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Après 14 ans de dur labeur pour parvenir au bout des 35,55 mètres de béton, ses constructeurs méritent bien cet hommage.  Il faut dire que l'accès au phare est particulièrement périlleux. A plusieurs reprises, la mer grossissant, les ouvriers sont obligés de se jeter à l'eau pour rejoindre la vedette. Elle veille à quelques mètres du rocher, reste moteur en marche pour lutter contre les courants. Tout accostage est impossible.

Pour éviter des approches hasardeuses, la tour-balise est reliée à la côte par un câble permettant d'acheminer le personnel avec une sorte de télésiège.

Des innovations technologiques

Ce système cède la place à l'hélicoptère en 1971. Au quotidien, avant sa modernisation, Nividic est contrôlé depuis le phare du Créac'h, sur l'île d'Ouessant.

L'intérieur du « premier phare automatique au milieu des flots » est truffé des prouesses technologiques d'avant guerre. Un système permet au brûleur à gaz de prendre automatiquement le relais lorsque la lampe électrique de 1.500 watts s'éteint.

En cas de défaillance de la corne de brume, un canon à acétylène se déclenche. Même la rupture du câble électrique est prévue : le canon peut être déclenché par ondes courtes depuis la terre ferme. Bien entendu, aujourd'hui, cette machinerie est obsolète. Le câble d'alimentation électrique disparaît durant la guerre faute d'entretien.

Depuis 1996, des panneaux solaires ont remplacé le système à gaz de 1953.

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