Le phare de Penfret

Le phare de Penfret

Dès 1745, des marins réclament la construction d'un phare sur l'archipel des Glénans. A l'époque, il n'existe en effet aucun feu entre Penmarch et la Loire.

Il faut attendre octobre 1838 pour qu'enfin, la première lampe s'allume au sommet de Penfret, 38 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le phare, construit dans l'enceinte d'un ancien fort, présente une tour pyramidale tronquée, flanquée d'une maison abritant les gardiens et des locaux de service.

Du pétrole à l'automatisation

En 1899, c'est un procédé à vapeur de pétrole qui prend le relais pour assurer l'allumage, modifiant le rythme et la coloration du feu qui devient rouge et émet un éclat toutes les cinq secondes. Le gaz est ensuite relayé par l'électricité qui cède à son tour la place aux panneaux solaires, renforcés par une éolienne en 1992. Ces aménagements préparent l'automatisation du phare, avec notamment l'installation du télécontrôle à partir de Concarneau.

Un adieu médiatisé

L'automatisation du phare rend caduque la présence des gardiens, et M. Amaudru, chef de phare, ferme définitivement la porte d'accès à la tour le 30 avril 1993. Les deux autres gardiens assistent émus à cet adieu largement médiatisé. De nombreux autres gardiens de phare sont là pour soutenir leurs collègues et aider au transport du matériel.

L'émotion est vive également dans le milieu des marins qui appréhendent les conséquences de ce départ : ils ne pourront désormais plus compter sur la vigilance des hommes qui assuraient leur sécurité.

La sterne de Dougall, espèce protégée, semble elle aussi avoir souffert de l'absence de surveillance humaine; elle a aujourd'hui disparu de l'île, probablement victime de la prédation des goélands et de la compétition avec d'autres espèces d'oiseaux pour les sites de nids.

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