Le phare des Bas-Sablons

Le phare des Bas-Sablons

Le 18 mai 1877, à la grande satisfaction des marins croisant au large de Saint-Malo, le feu vert du phare des Bas-Sablons devient clignotant et passe à une occultation toutes les quatre secondes.

Publié le 04/06/2018
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L'évolution semble bien mince mais, de nuit, ce clignotement permet de distinguer clairement les Bas-Sablons du phare de la Balue, tous deux alignés avec le Grand-Jardin, posté au large. Un repère visuel qui facilite l'accès direct au chenal menant à Saint-Malo.

Encerclé par la ville

Autre innovation non négligeable de cette année 1877,le phare à terre des Bas-Sablons prend de la hauteur avec l'ajout de 6,50 mètres supplémentaires. Car, peu à peu, la ville et ses lumières l'encerclent, rendant invisible sa tour originelle de huit mètres construite en 1868. Il sera ainsi le premier d'une série de phares rehaussés dont font partie, entre autres, la cabane Kergadec, à Audierne, passée à quinze mètres, ou encore les deux feux de Léchiagat, au Guilvinec, qui gagnent 2,50 mètres.

Electrification difficile

La proximité de la ville vaudra aussi aux Bas-Sablons d'accéder rapidement à l'électrification. Malgré un premier échec technique en 1911, le feu électrifié s'allume enfin le 28 août 1912. Par miracle, il échappe à la destruction prévue par les Allemands au moment du Débarquement, en 1944. A savoir : De 1830 à 1860, un réseau d'éclairage cohérent de l'ensemble des côtes françaises est mis en œuvre.

Avec la multiplication des phares et par souci de précision, ceux-ci ont été classés en quatre catégories par le service des Phares et Balises : les phares de premier ordre indiquent l'approche des terres et livrent des indications aux navires venant du large; les phares de deuxième et troisième ordre signalent les passages dangereux et les récifs le long des côtes; le quatrième ordre comprend les phares chargés d'éclairer l'entrée des ports.

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