Le phare des Poulains

Le phare des Poulains

Depuis 2000, le phare des Poulains illumine la pointe nord-ouest de Belle-Ile-en-Mer grâce au soleil.

32 mètres carrés de panneaux solaires intégrés dans le toit alimentent sa lampe à halogénure de 250 watts. Un parc de batteries lui permet de rester autonome durant dix jours sans soleil. Une intégration qui efface du paysage les câbles électriques aériens disgracieux sans rien retirer au charme du phare.

Pour observer de plus près cette maison phare, il est possible -à marée basse- de se rendre à pied sur l'îlot situé au bout de la Pointe des Poulains. Le phare des poulains, télécontrôlé à partir du Goulphar depuis 1987, n'est cependant pas visitable.

Peinture durable

Sur cette terre battue par les vents, les matériaux sont soumis à rude épreuve. En particulier les colorations victimes des attaques conjuguées du sel et de l'eau. En 1872, une innovation technologique est testée sur la peinture des Poulains.

Le Service des Phares et Balises, après avoir constaté la dégradation rapide des teintures de repérage diurne, décide donc d'utiliser un chromate de plomb appelé  'rouge d'Andrinople'.

Un éclat toutes les cinq secondes

Bien que plus onéreux, sa résistance au temps en fait une teinte de choix pour recouvrir la lanterne.

De quatrième ordre, le phare des Poulains est équipé d'une optique de cinquante centimètres de diamètre et d'un feu scintillant. Le principe du clignotement a rapidement fait son apparition dans l'esprit des marins pour distinguer clairement chaque tourelle.

Afin d'augmenter le nombre de scintillements sans pour autant accroître la vitesse de rotation, un ingénieux système de panneaux occultants est inventé. Ainsi, chaque phare laisse depuis 1860 une signature lumineuse sur les côtes françaises.

Pour le phare de la Pointe des Poulains, six panneaux sont installés dès sa mise en service en septembre 1868, émettant ainsi un éclat toutes les cinq secondes.

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