Le phare du Four

Le phare du Four

Pendant longtemps, les navigateurs ont cru aux naufrageurs : des villageois supposés allumer volontairement des feux sur les plages afin de dérouter les navires vers les récifs.

Publié le 12/02/2019
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Etant donné le coût du bois comme combustible, il semble peu probable que de pauvres paysans aient eu les moyens d'allumer de tels feux. En revanche, le « droit de bris », qui permet de récupérer les richesses d'un naufrage ramenées à la côte, est un bien précieux.

C'est ainsi que le récif particulièrement dangereux de la roche de la Vinotière, à la sortie du chenal du Four, était source de profits pour le comte du Léon et sa province, jusqu'à la mise en service du phare du Four, en 1874. Le phare est situé sur une roche dont la forme génère des vagues capables d'atteindre son sommet qui culmine pourtant à 31 mètres.

Aux enfers...

Cette particularité a valu au Four d'être classé dans la catégorie des « Enfers » par les gardiens. Ce titre n'est pas un vain mot. Le bouillonnement permanent qui entoure ce donjon de pierre cylindrique est à l'origine de la technique du ballon. Ce système permet de transporter hommes et marchandises tout en gardant la vedette de ravitaillement à bonne distance des rochers.

L'approche reste néanmoins délicate et a coûté la vie à une dizaine de personnes. Le dernier drame date du 9 décembre 1978. La Ouessantine, frappée par un paquet de mer, chavire et perd deux hommes : M. Perraux et M. Kernoa. Pour limiter la casse, l'administration a automatisé le phare en 1993. Il est aujourd'hui télécontrôlé depuis l'île Vierge. A savoir : la relève au ballon. Un câble est tendu entre la vedette de ravitaillement et le phare. Le gardien, à califourchon sur le ballon, est alors tiré vers le phare. Son collègue n'a plus qu'à chevaucher la boule à son tour et à se laisser descendre.

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