Le phare du Herpin

Le phare du Herpin

En arrivant par la mer, avant que Cancale n'apparaisse droit devant, le phare du Herpin montre la route...

Publié le 04/06/2018
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A tribord la pointe du Grouin, à bâbord la pierre du même nom. Il est second d'une série de trois phares indiquant l'entrée du Mont-Saint-Michel. Avec sa base écrasée à profil concave afin d'offrir la meilleure assise possible pour résister aux assauts de la houle, sur le modèle des phares britanniques, le Herpin est l'un des premiers phares en mer français.

Phare de premier ordre construit en 1876, ce donjon de pierre est la cinquième des six tours édifiées sur le même plan par l'ingénieur Potel, avec le Haut-Banc-du-Nord de l'île de Ré (1854), les Barges d'Olonne (1862), le Grand-Jardin, à Saint-Malo (1868); la Blanche (1864) et le Grand-Charpentier (1887), à l'embouchure de la Loire.

Corne de brume, Le Herpin, construit sous la direction de Mengin, ingénieur en chef d'Ille-et-Vilaine, balaie l'horizon de son premier faisceau lumineux le 1er octobre 1882.

Sécurité avant tout

A partir de 1909, l'administration décide d'adjoindre un système de signalisation sonore. Mais la corne de brume s'avère gourmande en énergie et doit être désactivée en 1954, avant une remise en service pour raison de sécurité.

La lampe, alimentée par du pétrole stocké au rez-de-chaussée, ne sera électrifiée qu'en 1970, avant le passage à l'automatisation, en 1989. Pour la seconde fois de son histoire, le cylindre blanc, coiffé d'une couronne noire, est abandonné à son sort.

Sa dernière évacuation date de 1940, lorsque les Allemands ont tenté d'éteindre les feux des côtes françaises pour éviter toute invasion.

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