Porsguen, à Plouescat

Porsguen, à Plouescat

Porsguen n'a pas le charme de l'ancien. Construit au début du XXe siècle, il allie pourtant avec mesure la pierre et le béton.

Les travaux commencent en 1909, sur des plans d'architecte prévoyant une digue de 163 mètres de long. La raison l'emporte et l'ouvrage ne fait que 93 mètres de long à l'arrivée. Assez pour protéger sur un lit sableux et sûr une petite centaine d'unités spécialisées dans la pêche et l'activité goémonière. Les lieux de pêche sont à deux pas, dans ces replis du littoral, où foisonnent les petites criques.

Dix ans plus tard, en 1919, l'activité goémonière connaît un essor radical lié à la création d'une usine de traitement des algues à Plouescat. Les fonds n'ont jamais été aussi prospères. La flottille décolle, tant en nombre qu'en tonnage. Tant et si bien qu'un nouvel aménagement est décidé en 1945. L'Etat et le département s'allient pour accroître la capacité du port devenu trop étroit.

A l'aide du scoubidou...

Après guerre, la pêche au goémon suppose encore une quadruple intervention du goémonier : après le ramassage des algues -à l'aide du scoubidou, à la main ou à la guillotine-, la charrette ou la civière charrie les algues jusqu'à la dune où, recouvertes d'une bâche, les algues sèchent avant d'être brûlées dans des fours de pierres sèches.

Au fil des balades le long des dunes de Plouescat, on peut tomber sur ces fours aujourd'hui à demi-enterrés, où poussent herbes folles, lichens et bruyères?Autres trésors mi-terriens, mi-maritimes : les mégalithes. Le menhir de Cam Louis se dresse du haut de ses sept mètres face à la mer, l'allée couverte de la baie de Kernic disparaît sous les flots à marée haute.

 En Léon, terre et mer s'entremêlent. Ici, les marins sont un peu paysans.

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