Sieck au long des siècles

Sieck au long des siècles

A la limite ouest de la baie de Morlaix, Sieck est une île de 20,8 hectares qui appartient à la commune de Santec.

Elle est séparée du continent par un estran sableux découvert à marée basse qui permet son accès à pied. Ile privée au passé très riche, elle est aujourd'hui sauvage et quasi déserte.

L'île de Sieck, dont le nom proviendrait d'un saint Irlandais, saint Hiec, venu évangéliser cette partie de la côte nord-finistérienne, est un vaste éperon granitique d'une longueur d'un kilomètre pour une largeur d'environ 300 mètres.

Quasi déserte et sauvage

Excepté deux maisons encore habitées et hormis un agriculteur qui exploite quelques champs d'artichauts et de pommes de terre, c'est un paysage sauvage qui prédomine. En effet, aux côtés d'un bois de cyprès et de quelques tamaris près du port, la flore dunaire et la lande couvrent l'essentiel de l'île.

Ce caractère sauvage de l'île fait le bonheur des poneys et des ânes qui déambulent sans gêne. La faune sauvage profite aussi largement de cet espace sans culture puisqu'il n'est pas rare d'y croiser des lapins et des rats.

Activités dès la préhistoire

Désertée par l'homme aujourd'hui, des fouilles archéologiques ont prouvé l'existence d'activités dans le passé. Elles ont montré que l'île était déjà habitée au moment de la préhistoire, par la découverte d'éclats de silex, d'éléments de poterie et surtout par la découverte d'un cimetière néolithique.

Au XVIIIe siècle, l'île de Sieck était un haut-lieu de la pêche à la sardine. En 1873, elle comptait encore 124 bateaux de pêche travaillant pour cette activité. La sardine pressée était alors la richesse du pays et une conserverie a même été installée sur l'île à la fin du XIXe siècle.

En 1914, la conserverie, alors inutilisée, servit de camp d'internement à l'armée française pour  'parquer' les soldats allemands, autrichiens et hongrois.

Exode rural fatal

L'entre-deux-guerres verra le retour sur l'île des 17 familles encore résidentes. Mais la Deuxième Guerre mondiale causa la perte de Sieck puisque les îliens furent expulsés. Aucune maison ne fut épargnée et les terrains labourés peuvent témoigner de la violence des bombardements.

Désormais quasi inhabitée, Sieck est préservée de la circulation automobile, ce qui satisfait chaque jour les promeneurs en quête de plein air.

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