Cinéma. « Road-trip » en Pays bigouden

Cinéma. « Road-trip » en Pays bigouden

Tommy Weber tourne actuellement dans le Pays bigouden, les images de « Callao », son dernier long-métrage. Un « road-trip » qui raconte l'aventure, à travers la France, de trois jeunes Parisiens bien décidés à s'embarquer pour une mission humanitaire au Pérou.

Alors que la lumière tombe dans les rues de Sainte-Marine, techniciens et comédiens se mettent en place. « La scène est simple, sans dialogue », note Sébastien Autret, producteur d'une fiction qui devait initialement s'appeler « Tous les trois ». Deux jeunes, Jérôme et Philippe, campés par Tommy Weber et Augustin de Monts, également coscénaristes du film, « marchent dans une ruelle et ils se passent un croissant ». Simple effectivement. Reste que la scène, tournée hier soir, est censée se passer au petit matin et précède, dans la continuité du récit, celle tournée la veille, sous une pluie battante à Plonéour-Lanvern, devant l'Hôtel des voyageurs. « Nous nous adaptons en fonction », explique Tommy Weber.

Un voyage dans le voyage

Après « En pleine mer », premier long-métrage (toujours en postproduction) tourné notamment à Bénodet, et considéré comme un « galop d'essai» par l'équipe de Lemons production, « j'avais envie de faire un film plus personnel », explique le réalisateur. L'idée du « road-trip » s'est imposée et le projet s'est structuré rapidement. « Dans le road-movie, il y a une idée de fulgurance », une ambiance qui colle à merveille au Pays bigouden. Et dont Poirier avait, avec « Western », saisi toute la force. « Dans le road-movie, il y a la notion de voyage. Et faire un voyage dans le voyage, cela me semble intéressant. » Un voyage qui conduit Marine (Céline Proust), Jérôme et Philippe de Paris - où Tommy Weber donne à son père, Jacques Weber, l'occasion de faire une courte apparition -, aux îles Glénan, à Brest, au Havre, port duquel partent les navires pour le Pérou, et au Pays bigouden.

La Bretagne donne du sens

Plonéour, La Torche, Sainte-Marine, autant de lieux que le jeune réalisateur parcourt depuis sa plus tendre enfance. « Je viens là depuis que je suis tout petit ». Alors, forcément, le voyage cinématographique ne pouvait pas en faire l'économie. Mais, reconnaît Tommy Weber, « je ne tourne pas en Bretagne pour la Bretagne, mais parce que cela a un sens ». Exit donc la Bretagne carte postale. Après des repérages effectués voilà trois semaines, le tournage débuté dimanche, devrait s'achever en fin de semaine. « Le film se fait dans l'urgence » et en HD (en numérique). Même « si c'est un peu moins cinématographique », constate Tommy Weber, « c'est plus léger que la pellicule » et « beaucoup moins cher ». Le film d'une heure quinze devrait être ficelé pour la fin de l'année. Restera alors à trouver un distributeur pour une sortie dans les salles courant 2008. Mais pour l'équipe de production, cet autre voyage-là sera plus difficile. Alors que là, « c'est que du bonheur ».

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