Enclos paroissiaux

Enclos paroissiaux

Jubé de La Roche-Maurice, calvaire de Saint-Thégonnec, baptistère de Guimiliau, retable de Sainte-Anne de Commana, poutre de gloire de Lampaul-Guimiliau, arc de triomphe de Sizun, sablières de Pleyben, porche-tribune de La Martyre, je chanterai vos splendeurs. Et je n’omettrai aucun autre enclos paroissial de Basse-Bretagne, qui tous, dans leur foisonnante diversité et inépuisable créativité, rivalisent de prouesse architecturale et de magnificence artistique.

Alexandre Lamoureux / CRTB

Particularité unique en France, les enclos témoignent de la prospérité de la province au temps où elle tirait sa richesse du commerce du lin et du chanvre. Ils disent aussi la ferveur des paroissiens qui en assuraient le financement. Dans une sainte émulation, les architectes, “imagiers”, ébénistes, peintres, maîtres verriers ont créé ces chefs-d’œuvre pour la gloire de Dieu et l’orgueil paroissial.

Bâtis du XVIe au XVIIIe siècles, les enclos se structurent autour d’une église, posée sur un placître entouré d’un mur qui sépare espaces sacré et profane. On pénètre dans le cimetière par une porte triomphale, ouverte lors des grandes solennités. Une croix ou un calvaire monumental, peuplé de personnages issus du récit évangélique, illustre les principaux épisodes de l’Enfance et de la Passion du Christ. L’ossuaire accueille les reliques translatées lors de l’exhumation des corps enterrés dans l’église. La Bretagne d’autrefois, province repliée sur elle-même ? Les enclos paroissiaux démontrent avec éclat tout le contraire.C

Circuits de visites

Office de tourisme de Morlaix :  10, place Charles-de-Gaulle,  29600 Morlaix, 02 98 62 14 94

Office de tourisme de Landerneau :  16, place du Général de Gaulle, 29800 Landerneau, 02 98 85 13 09

Extrait du hors-série Les 100 merveilles de la Bretagne (été 2017)

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