La Poterie. Un musée qui a... du pot !

La Poterie. Un musée qui a... du pot !

Un million de pots annuellement fabriqués, entre 1740 et 1928, à La Poterie, tout près de Lamballe, le tout dans quelque 17 fours (de douze mètres sur quatre) et par une cinquantaine de familles : cela valait bien un musée !

Publié le 03/05/2018
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C'est en tout cas, ce que se disent depuis de très nombreuses années plusieurs habitants de La Poterie, commune aujourd'hui associée à Lamballe. Aussi, depuis 1985, au mois de mai, lors de la Foire des potiers, initiée par Yves Crespel, potier à Hénanbihen, la commission « histoire » de l'association « L'hôté d'potier » installait, dans la mairie, un musée temporaire d'une journée, un peu plus riche à chaque fois.

Seul musée de la Poterie en Bretagne

Le musée de la Poterie s'est définitivement installé dans le dernier hôté de potier (à la fois maison et atelier du potier) de la commune, à quelques centaines de mètres des landes. Le Musée de la Poterie présente une collection de poteries de toutes les époques (des chaufferettes,des popanes, des tégots, des panettes, etc.), dans un authentique atelier de potiers, certes réaménagé, à proximité du lieu d'extraction. Le musée, seul de ce type dans le Grand Ouest, raconte aux visiteurs l'histoire des faiseurs de pots. S'il est déjà fait état de la présence de potiers sur la commune de La Poterie, en 1040, c'est véritablement au XVIIIe siècle, en 1740, qu'il faut situer la grande époque de ce métier dans cette partie des Côtes-d'Armor.

Plus d'un million de pots fabriqués tous les ans !

Tous les deux mois, alors, les 17 fours de la commune étaient allumés et on y faisait cuire jusqu'à 3.000 pots à la fois à plus de 900º C. Puis ces pots étaient vendus tous les jeudis sur le marché de Lamballe, à la foire de la Montbran, près de Pléboulle, et jusqu'à une cinquantaine de kilomètres à la ronde et ce, jusqu'en 1928, date de la dernière fournée. Depuis quelque temps déjà, le fer blanc avait fait son apparition. Mais surtout, les landes (aujourd'hui accessibles au public et classées biotopes depuis peu), d'où les laboureurs extrayaient la terre pour le compte des potiers, auraient été vendues à un briquetier...

Certains potiers se sont alors reconvertis dans la fabrication de briques et la majorité d'entre eux a vivoté, tant bien que mal.

Des explications en français et en gallo

Pour en savoir plus sur ces faiseurs de pots, rendez-vous au musée des Potiers, à La Poterie, où histoire et anecdotes sont retracées sur des panneaux, en français, mais aussi en gallo du Penthièvre dans une graphie relativement facile à lire.

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