5 gourmandises rennaises

5 gourmandises rennaises

Aujourd'hui fer de lance de la gastronomie bretonne, Rennes revient de loin. La preuve en 5 spécialités plus ou moins appétissantes et/ou à la mode.

Les pieds dans la casse de Rennes

Pour les anciens, le terme « casse » s’applique au plat et à son contenu. Traditionnellement, le plat est creux et en terre. On y fait cuire des morceaux tombés en désuétude : fraise de veau, pieds de veau, rate et couenne. Le tout est assaisonné de thym, de sel et de poivre blanc et cuit au court-bouillon. On la mange chaude ou froide, accompagnée d’une galette de sarrazin.

La robiquette, l'origine de la galette saucisse

Robiquette. Encore un truc sorti de nulle part me direz-vous. Pas du tout. C’est le nom rennais de la galette saucisse. Le « hot-dog breton » à Rennes prend le nom de cet ancien quartier où se déroulait une fête autour de la charcuterie et de la galette. De là à dire que la galette saucisse est purement rennaise, il n’y a qu’un pas que les Rennais n’hésitent pas à franchir.

Le miton rennais, pour s'engraisser

Le miton est un plat ancien, particulièrement nourrissant et économique. Il était très consommé dans le pays de Rennes. Il s'agit d’une panade à base de pain rassis, d’oignon, de lait, de beurre, d'oeuf et de sucre. Pas de la grande gastronomie, mais largement de quoi se tenir chaud pour l'hiver !

Coucou de Rennes !

Le coucou de Rennes, c'est la star des poulettes. Avec Janzé, c’est la seule volaille typiquement bretonne. Elle était quasiment éteinte dans les années 50, mais l'écomusée du Pays de Rennes l’a relancée dans les années 80. 12 éleveurs produisent 30 000 coucous par an. Sa chaire tendre, au goût de noisette, est très réputée.

Le pâté rennais, le roi des pâtés bretons

Vous avez le choix : soit vous vous arrêtez à la première phrase et vous vous contentez de lire que le pâté rennais est excellent et réputé. Soit vous regardez la liste des ingrédients et vous risquez de vous convertir au végétarisme. Ce pâté de porc contient toutes les parties « nobles » de la bête : poumon, rate, foie, coeur, gorge, couennes… Accompagné d’aromates, il est cuit dans un plat protégé par de la crépine de porc. On le trouve encore chez quelques artisans. On peut aussi faire sa terrine soi-même.

Extrait du supplément du Mensuel de Rennes Un hiver à Rennes 2018

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