Sur les traces des douaniers

Sur les traces des douaniers

De Cancale à Saint-Malo, le sentier des douaniers (GR 34) longe la côte d’Émeraude sur 30 km. C’est ici que commence la pointe bretonne et ses paysages typiques. A apprécier en marchant. Le retour peut s’effectuer en bus urbain.

© GUILLAUDEAU Donatienne

Des côtes escarpées. Des pointes austères, recouvertes de landes. Des baies riantes où s’égayent les oiseaux limicoles, à marée basse. Qui dit que l’Ille-et-Vilaine, c’est pas la Bretagne ? En tout cas, la côte qui s’étend de Cancale à Saint-Malo regroupe tous les paysages les plus typiques de la péninsule. Avec un truc en plus : la couleur émeraude de son eau. Pas convaincu ? Direction Cancale, pour une rando jusqu'à Saint-Malo via le sentier des douaniers (GR 34). Créé en 1791 pour permettre aux douaniers de sillonner les 1 700 km de la côte bretonne afin de surveiller les contrebandiers, le sentier s’étend, sur le tronçon Cancale - Saint-Malo, sur 32 km.

Dans la cité des huîtres, on quitte la baie du Mont- Saint-Michel et son interminable estran. Quelques îlots parsèment la côte jusqu’à la pointe du Grouin. Les falaises sont tapissées de pinèdes et de mimosas. Par beau temps, l’eau turquoise lui donne des airs de Méditerranée. Sur la droite, l’île des Landes abrite une importante faune avicole. La pointe du Grouin, point de départ de la route du Rhum, offre un panorama à 180 degrés, qui s’étend du cap Fréhel à la baie du Mont-Saint-Michel, en passant par le Cotentin. En se dirigeant vers la plage du Verger, le sentier longe des falaises bordées par une mer déchaînée et surplombées de landes couvertes d’ajoncs. Vers l’anse du Guesclin, on passe devant une chapelle et des guérites de douaniers. Le fort du Guesclin trône sur une île découverte à marée basse. C’est ici qu’a vécu Léo Ferré.

Roches sculptés

Les pointes s’égrènent les unes après les autres : Grands Nez, Meinga... Des cordons dunaires bordent des plages au sable blond. Puis l’île Besnard. Une presqu’île en réalité. La Manche est séparée d’un « golfe » -le havre du Lupin- par une étroite bande de sable.

On entre dans Saint-Malo par Rothéneuf, où se trouvent des rochers sculptés entre 1894 et 1907 par un prêtre breton (entrée payante).

Puis, le GR 34 fait une dernière incursion dans la nature, via la minuscule plage du Nicet et la pointe de la Varde. On longe alors l’immense Sillon où les demeures victoriennes se multiplient jusqu’à intra-muros. Là, ce n’est plus vraiment la Bretagne, si l’on s’en tient au dicton : « Ni français, ni breton, malouin suis. »

Extrait du supplément du Mensuel de Rennes Un été à Rennes 2017

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