Le phare du Stiff

Le phare du Stiff

La double tour tronconique signale l'entrée de la Manche du haut des falaises du Stiff, au nord-ouest de l'île d'Ouessant.

Depuis son allumage en 1700, le Stiff stratifie sur les 32,60 mètres de son plan Vauban les étapes technologiques de l'histoire des phares. Il peut être fier d'avoir été le premier à être doté d'un système télégraphique en contact avec l'île Vierge dès 1899. Première liaison entre deux phares qui a ouvert la porte au monde des radiophares.

Le Stiff n'a pas pour autant sauté d'étapes pour parvenir à l'électrification en 1957. Sa carrière a débuté à l'air libre, par un feu nourri six mois par an seulement. Pourtant, dès 1717, le foyer s'éteint, «faute de matière pour l'entretenir et d'argent» explique le Conseiller du roi.

Trompette anglaise

Trois ans plus tard, le phare est allumé à longueur d'année. Une lanterne de verre close est installée dès 1784 et la mise en place de réverbères à huile, fabriqués par la Compagnie Tourville-Sangrain, va lui permettre de gagner en visibilité.

Le Stiff inspire confiance par son aspect médiéval et son côté donjon face aux éléments. L'installation d'une lentille de Fresnel en 1831 puis d'une « trompette anglaise », quarante ans plus tard, ajoute un surcroît de sécurité dans les parages tourmentés d'Ouessant. Car, rappelons-le, pas moins de six naufrages sont à déplorer dans ce secteur en 1875 et l'amélioration des techniques de balisage prend tout son sens.

Le Stiff prouve aujourd'hui, s'il est nécessaire, que le chevalier Trouville, en 1682, et le négociant d'Audierne, Joseph Cleumeur, en 1766, ont eu raison de lutter en leur temps pour le balisage des côtes bretonnes.

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