Les marches de Bretagne par mots et pinceaux

Les marches de Bretagne par mots et pinceaux

De nombreux artistes ont fait escale à Rennes et dans les marches de Bretagne, sur la route des paysages bretons. L’occasion de balades sur les traces de ces peintres et écrivains qui ont sublimé l’Ille-et-Vilaine.

1857. Le chemin de fer arrive à Rennes. Et avec lui, une cohorte d’artistes en transit vers les côtes bretonnes. à Rennes, ce sont les maisons à pans de bois ayant échappé au grand incendie de 1720 qui ont les faveurs des artistes. Jules Noël rappelle notamment la splendeur du célèbre « château branlant », aujourd’hui détruit, sur les quais de l’Ille. L’oeuvre est exposée au musée des Beaux-Arts, tout comme le passage des Carmélites, sublimé par le pinceau de Louis-Adolphe Hervier.

Mais le musée propose aussi des oeuvres majeures dont la valeur artistique dépasse le cadre de la Bretagne. C’est le cas des chefs d’oeuvre de De La Tour (Le nouveauné) et Rubens (La Chasse au tigre). Outre le Panthéon rennais (lire page suivante), l’Hôtel de Ville abrite des oeuvres de Jules Ronsin et Louis Roger. Le Parlement recèle, quant à lui, des toiles majeures de Charles Errard et Noël Coypel.

Plus à l’est, Vitré et ses ruelles pittoresques ont attiré des peintres comme Eugène Isabey, Ernest Baillet ou encore Nicolae Grigorescu. Malheureusement, la plupart de leurs oeuvres ne sont pas exposées dans la ville. En revanche, le château des Rochers Sévigné a été le théâtre de la célèbre correspondance entre Madame de Sévigné et sa fille. C’est aujourd’hui un musée qui lui est consacré à Vitré. Fougères, commune natale de l’écrivain et critique Jean Guéhenno, est, elle, une ville de lettre même si le peintre Emmanuel de la Villéon l’a marqué de son empreinte.

Un circuit a été balisé sur la trace des grands écrivains séduits par l’ex-ville de la chaussure : Châteaubriant, Balzac… Le plus grand d’entre eux, Victor Hugo, a même écrit à sa femme, alors qu’il était en compagnie de sa maîtresse, la Fougeraise Juliette Drouet : « Je suis à cette heure dans le pays des fougères, dans une ville qui devrait être pieusement visitée par les peintres, dans une ville qui a un vieux château flanqué de vieilles tours les plus superbes du monde, avec des moulins à eau, des ruisseaux vifs (…). J’ai vu tout cela au soleil, je l’ai vu au crépuscule, je l’ai revu au clair de lune, et je ne m’en lasse pas. C’est admirable. »

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